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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 11:23

Né à Paris le 26 février 1715

Philosophe français, il collabora à l’encyclopédie dont il fût aussi l’un des mécènes. Il fréquenta les grands personnages du XVIIIème siècle.

 

En 1758, il publia anonymement son ouvrage "De l’esprit "qui fit scandale, mais marqua profondément la pensée française du XVIIIème siècle. Par celui-ci Helvétius exposait son système matérialiste et antireligieux.

Il considérait la croyance en Dieu et en l’âme comme le résultat de notre incapacité à comprendre le fonctionnement de la nature et voit dans les religions et surtout la religion catholique, un despotisme n’ayant comme but que le maintien de l’ignorance pour une meilleure exploitation des hommes.

 Il fut " fondateur dans l’idée " de la Loge – Les Neuf Sœurs – à l’Orient de Paris…En effet, il avait le désir d’une loge qui se tourna vars la culture des Sciences, des Arts et des Belles Lettres ; jugeant que les loges ne s’occupaient que de fadaises. Il mourut le 26 Décembre 1771 à Versailles, avant de mettre au jour son projet. C’est sa veuve Anne-Catherine qui aura une influence importante sur la naissance de cette loge.

 La loge – les Neuf Sœurs – Loge des Lumières et des Encyclopédistes comptera parmi ses membres des personnages célèbres, parmi eux :

Joseph Jérôme Lalande – Astronome, membre de l’Académie des Sciences.

Voltaire, qui reçut le tablier d’Helvétius lors de son initiation

Benjamin Franklin, le sculpteur Houdon, le docteur Guillotin, Mirabeau, les frères Montgolfier.

 

Bibliographie :

De l’esprit (1758)

De l’homme (1772) – de ses facultés et de son éducation.

Du bonheur (1772) – Poèmes

Les Progrès de la raison dans la recherche du vrai (1775)

 

Citation :

"La Vérité est un flambeau qui luit dans le brouillard sans le dissipé ".

 

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 08:17

Né à Boston le 17 janvier 1706, il est le quinzième d’une famille de dix sept enfants, fils d’un teinturier presbytérien. Il ne dut qu’à ses extraordinaires dispositions de faire la carrière que l’on sait.
Il fut
physicien de génie(on lui doit le paratonnerre en 1752) et fut aussi un
diplomate symbole de libertés. Il sera l’un des défenseurs de l’abolition de l’esclavage.

Son lien maçonnique attachera FRANKLIN à Paris et à la France. Cet ambassadeur autodidacte est, en effet, une des grandes figures de la maçonnerie internationale de son temps, et il demeurera un exemple pour les maçons de son époque et de ceux à venir, car toutes les étapes de sa vie constituent autant d’illustrations de l’idéal prôné par cette société initiatique.
Il avait 24 ans lors de son admission à la Loge "St John " de Philadelphie qui se réunissait dans une taverne du nom du " Dragon Vert " - Les Frères de cette Loge se consacrent surtout à des activités humanitaires. En tant qu’artisan, il a le privilège
d’imprimer en 1733 la première édition américaine des Constitutions d’Anderson, charte de la franc maçonnerie dans le monde entier, publiée à Londres dix ans plutôt en 1733.
Il a crée, entre autres réalisations, un des tous premiers système d’assurance, des bibliothèques de prêt, un corps de sapeurs-pompiers. Sa profondeur de vue, son dévouement au bien public, lui valent d’accéder à des responsabilités importantes.
En 1749, il est élu Grand Maître de la Grande Loge de Pennsylvanie.
Installé en France, il demandera son admission à la Loge des "Neuf Sœurs ", dont le Temple était situé dans l’ancien noviciat des jésuites, rue du Pot de Fer Saint Sulpice. Il y rencontrera de nombreuses personnalités de l’époque. C’est lui qui le 17 avril 1778 conduira un certain
Voltaire
, par le bras jusqu’à l’Autel pour y prêter son serment. Il sera élu Vénérable Maître de cette Loge en mai 1779 et réélu l’année suivante.
Benjamin Franklin enverra le frère
Houdon -le sculpteur, en Amérique pour y faire le buste devenu célèbre du frère Washington, à qui il avait déjà recommandé en 1777, un jeune volontaire et jeune maçon, le marquis de
La Fayette.
I
l quittera Paris en juillet 1785…sa mort, le 17 avril 1790, ne parviendra en France qu’un mois plus tard, elle provoquera une émotion qui fera dire par un diplomate français aux Etats-Unis, que sa disparition a été ressentie avec plus de tristesse et sa mémoire plus honorée, en France que dans son pays.
C’est Mirabeau qui prononça son éloge funèbre à l’Assemblée Constituante et qui décréta un deuil national de trois jours. Condorcet lui rendra hommage devant l’Académie des Sciences. Dans la Loge " les Neuf Sœurs " le frère Michaud au cours d’une " tenue de deuil " dira de ce regretté Vénérable : " Le Frère Législateur du Nouveau Monde ".
Ces quelques lignes n’ont pas la prétention de retracer bien sûr tout le parcours du Frère B.FRANKLIN – elles sont seulement un hommage à un homme dont les valeurs maçonniques furent une ligne de conduite toute sa vie durant.

Une citation de
Benjamin FRANKLIN :


« Ceux qui sont prêt à sacrifier une liberté essentielle pour acheter une sûreté passagère, ne méritent ni l’une ni l’autre »

 

 

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 09:19
L’homme a toujours pour habitude d’associer La Spiritualité et la Religion
Est-il nécessaire de pratiquer une religion ou de croire en une entité supérieure pour être nécessairement dans la spiritualité ?…En ce qui me concerne, ma réponse est non !…(mais cela n’engage que moi).
La Spiritualité a un sens plus large qui s’inscrit au-delà de la religiosité. Pour nous Francs Maçons…c’est une attitude, un état d’esprit, une ouverture sur les autres et le monde. Un état d’être qui ne se repose pas sur des idées préconçues, des dogmes figés et sclérosants, du prêt à penser ; mais qui tend toujours à une aspiration intérieure à entrer en contact avec la Réalité. La réflexion spirituelle permet un éveil de soi.
Spiritualité n’est pas spiritualisme !…La Spiritualité est ce qui désigne les activités supérieures de notre intelligence. Il n’est pas question d’option métaphysique ou mystique ; simplement la qualité de ce qui est esprit.
Alors quelle est cette spiritualité hors du religieux ?…Alors aux risques de choquer, en tant que Franc Maçon et membre du GODF, je qualifierai cette spiritualité de laïque, spiritualité d’élargissement des consciences, dominée par la raison et conduisant l’homme à mieux agir dans le monde.
La franc maçonnerie offre à ses membres des outils, des symboles, des rituels qui pour les réfléchir, les appréhender et les mettre en pratique conduisent à l’éveil. Elle n’offre pas à ceux qui s’y engagent des réponses préétablies, pas de dogmes, de doctrines, seulement une méthode pour que chacun poursuive sa quête intérieure, sa réflexion, cette quête est passionnante puisque c’est celle de la Connaissance de soi, elle nous plonge en nous mêmes où germent des traumatismes, mais aussi tant d’espoir. Cette recherche intérieure, difficile, ne fait jamais appel à un démiurge, un dieu quelconque ni à un gourou.
Cette forme de spiritualité ne se nourrit pas d’une quelconque vérité révélée, mais elle permet de se révéler à soi-même…de rechercher un niveau supérieur de lucidité.
Le Franc Maçon (homme ou femme) est un être en questionnement permanent et qui ne peut se satisfaire de réponses stéréotypées, figées et enfermées dans des doctrines dépassées.

Nous vivons dans un monde qui change chaque jour davantage, on ne peut que constater le désarroi intérieur d’une grande partie de l’humanité.
L’attrait du sensationnel, du paranormal, des secrets cachés et de l’impact de certaines sectes traduisent une attente de plus en plus pressante.
La méthode maçonnique nous guide dans le comment agir et non dans ce qu’il faut croire. Le but n’est pas le salut de l’homme…mais de le libérer.
Notre principe n’est pas Dieu a tout créé et la foi suffit !… pourquoi s’en faire ?…
Suivez le guide braves gens !…le Paradis est à vous !…
Bien sûr, solution facile, sans risque…le bonheur de l’humanité est assuré, chacun puisant dans sa croyance, le remède à ses maux en se laissant bercer aux sons des tambourins angéliques !…
La Franc Maçonnerie, bien comprise et bien appliquée, détient au-delà des credo politiques ou religieux, dans sa Tradition, toute l’éthique et toute la symbolique propre à en faire un guide, une initiatrice de cette spiritualité à la fois personnelle et universelle, à savoir la Liberté de conscience, du respect et de l’écoute de l’autre et de soi-même, du devoir de perfectionnement et de la vision d’une humanité plus fraternelle et harmonieuse.
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 07:29

"Guerrier de la Lumière" n’est pas à appréhender dans le sens de la combattre, mais de se battre pour !...

C’est à dire combattre ses propres ombres…combattre sa ténèbre intérieure.

"CONNAIS-TOI, TOI-MEME
"…leitmotiv récurant…Refrain de la Symphonie du Parcours Initiatique. Une Symphonie aux mouvements parfois violents, mais aussi aux accents mélodieux. Alors musique sereine, sous la direction de la baguette - Fraternité –
Symphonie guerrière dirigée par l’Epée Flamboyante…ballet de l’Equerre et du Compas que Règle le Maître…
Harmonie des sons dans l’Atelier des tailleurs de pierre…travail incessant sur celle-ci, encore et toujours perfectible pour qu’elle devienne
LA PIERRE de LUMIERE…

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 07:37

L’Initiation, est un voyage, un effort constant, une action, un acte de foi, propre à chaque homme. Ce n’est jamais Dieu qui fait le premier pas, c’est l’homme qui décide, et pour cela, il lui faudra travailler, sur lui, étudier, peiner, pour accéder aux symboles, à leur sens caché, évitant de confondre les mots avec des idées.
Trouver son livre, forger ses outils, les mettre en œuvre, sans se disperser, côtoyer, ainsi fugitivement, une ultime Vérité ineffaçable, inaccessible et repartir…….. ;
Et surtout, le faire pour soi même !, sans se prendre pour un élu inspiré, sachant que l’on reste un homme fragile.
Rêver, parce que le rêve nous emmène plus loin que la raison, mais attention, sans jamais se prendre à l’orgueil imbécile, de confondre son rêve avec l’ultime vérité.
Se préparer humblement à une rencontre dont nous ne savons ni le moment ni l’heure, sans oublier de semer dans nos cœur l’amour de l’autre.
L’ésotérisme
est une quête du divin, la notre, celle de la clef individuelle de notre sacré. Clef aux voies multiples, mais d’un seul Homme………
Ce que nous trouvons au terme sans fin de notre enquête sur les traces divines, ne vaut que pour chacun de nous, sinon nous nous instituons en prophète, en être inspiré et cet immense péché d’orgueil, transformerait notre pensée puis notre personne en idole, pour la figer et finalement la tuer…………..
Chacun peut partir s’il le veut à la découverte du caché, et pour cela il lui faut des outils, ce sont ces outils qu’offrent notre société initiatique, ainsi que l’amour et la fraternité pour les moments difficiles, ceux où l’on doute de soi…………et dans cette quête personnelle, il est toujours intéressant de voir l’autre au travail, même si c’est le plus maladroit des apprentis..

Si le symbolisme initiatique est une quête de l’homme ; l’ésotérisme initiatique est une quête du divin,. Ce divin qui est totalement autre que celui enseigné par les théophanies, qui l’ont figé, compris avec des mots d’hommes dans des traductions étroitement liées à la trahison d’une pensée inaccessible au profane pour en faire un instrument du dogme, du fanatisme, outils de notre aliénation.
L’initiation, permet d’aller au-delà, de se délivrer soi-même, elle nous offre la conscience de notre ignorance, de nos faiblesses et la liberté de notre quête.

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 11:58

Il faut d’abord dire pour éviter toutes confusions possibles : La Kabbale n’est pas la Franc Maçonnerie, et la Franc Maçonnerie n’est pas la Kabbale…Il s’agit bien de deux traditions différentes.

 

Mais il est indéniable que la sève Kabbalistique a nourri la F.°.M.°. comme elle a nourri le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam…

 

Pour son parcours initiatique le Franc Maçon avait besoin d’un support – le rituel.

Les codificateurs à l’origine de ces rituels eurent besoin de références pour construire quelque chose de cohérent…et c’est dans notre culture qu’ils sont allés puiser leur inspiration. Et cette culture qu’on le veuille ou non...est Judéo-Chrétienne.

 L’idée de la construction ou reconstruction de l’être intérieur de l’homme nommé dans notre Tradition « Temple intérieur » trouvait son symbole au travers de la magnificence du Temple de Salomon et dans les décors de nos Loges, nous retrouvons des symboles rappelant ledit Temple.

Les Colonnes Jakhin et Bo’oz…les piliers portant certains noms des Séphiroth – Force, Sagesse et Beauté…

Le tapis de Loge avec ses marches, la porte du temple…Les 2 colonnes (à nouveau) J et B…

L’Equerre et le Compas que nous pouvons associer à l’un des Noms du Principe des principes…

La légende d’Hiram (architecte du temple)

Les mots hébraïques jalonnant nos rituels…

 Tout cela ne peut entraîner le cherchant que vers nos textes fondateurs, en l’occurrence « la Bible ».

Alors même si certains s’en défendent, en disant que l’approche de la Kabbale n’est pas une nécessité pour le Franc Maçon…oui bien sûr mais ce n’est que leur vision.

 Un exemple, trouvé dans la préface d’un livre traitant de ce qui nous intéresse aujourd’hui : je cite –

 "Je ne crois pas que l’on trouve le moindre élément « kabbalistique » dans l’histoire de la Maçonnerie, sa philosophie, l’évolution de ses rituels et de ses coutumes, ou dans le Temple maçonnique ".(fin de citation).

C’est le constat respectable d’un frère…

 Il n’en demeure pas moins que lire nos rituels à la Lumière de la Kabbale apporte un sens supplémentaire à l’initiatique…

 Une autre vision que la précédente invite au contraire :

.Dans une lettre adressée à Jean Baptiste Willermoz,codificateur du Régime Ecossais Rectifié, Meunier de Précourt témoigne, en chercheur averti de l’intérêt qu’un Maçon responsable devrait porter à la science de la kabbale. Il écrit :

" Je ne sais si tu connais un Maçon qui en ait connaissance, c’est un trésor qui peut te donner une très grande et très ample

intelligence."

 "Celui qui croit pouvoir comprendre la Franc-maçonnerie sans se référer à la Kabbale, fût-il porteur du tablier, n’en saura jamais grand chose " (fin de citation).

 Précédemment, je disais que nous pouvions associer l’équerre et le compas à l’un des noms du "Principe des principes"…(Nom hébraïque s’entend)…il s’agit de Shaddaï – par la technique des kabbalistes que l’on appelle « guématria » qui consiste à prendre les valeurs des lettres de l’alphabet pour, par addition de celles-ci trouver la valeur d’un mot…pour Shaddaï on obtient 314 – tout le monde sait que ces trois chiffres composent la valeur approchée de « Pi » rapport du cercle – (le compas)

Si à ce mot Shaddaï je rajoute le vocable El qui signifie Dieu en hébreu…la valeur passe à 345 – le rapport de l’angle droit (l’équerre)

 Il s’agit là d’un exemple, il y en aurait bien d’autres. Notamment dans l’étude des mots hébraïques qui nourrissent nos rituels et dont on pourrait regretter qu’ils ne soient pas toujours traduit de façon exacte…mais si on les prend dans leur sens originel et que l’on analyse ceux-ci à travers les symboles des lettres « hébraïques » qui les composent, on s’aperçoit que l’on retrouve tout le sens que portent les rituels.

 Dans certains rites maçonniques…à la place de l’œil dans le triangle nous y trouvons inscrit le Tétragramme (Yod-Hé-Vav-Hé) – là encore la Lumière de la Kabbale peut nous donner un sens supplémentaire à une vision simpliste de celui-ci. Rappel de mon article sur le Tetragramme sa valeur est de 26…chacun sait que 26 se trouve entre 25 et 27…

25 est un carré….celui de 5

27 est un cube….celui de  3

 C’est le seul nombre ayant cette particularité – 26 (le tétragramme) nous fait changer de dimension…de la surface au volume que l’on peut interpréter du superficiel au spirituel…(je ne développerai pas plus, chacun pourra chercher ce que cela lui rappelle…)

 Dans le nom même d’Hiram, nous pouvons trouver des choses intéressantes…Dans Jakhin (Nom de l’une des Colonnes) un des premiers mots que rencontre l’apprenti, ainsi que Tubalcaïn…(le premier forgeron).

Tous ne sont pas là par hasard…si vous en avez la curiosité, essayez cette approche… Un livre sur l’alphabet hébraïque et ses symboles vous sera nécessaire (je ne peux que vous recommander celui de Virya, bien sûr) et il faut aussi la composition des lettres hébraïques de ces vocables…mais cela n’est pas d’une grande difficulté…il pourra vous être utile aussi :

« Le Livre des prénoms bibliques et hébraïques » de Marc-Alain Oauknin et Dory Rotnemer – qui vous donnera les traductions et dans quels contextes vous les retrouvez dans la Bible..

 

Pour conclure je dirai : parce que le FM est appelé a rencontrer la Kabbale, s’il n’en fait pas une nécessité c’est son choix, mais elle pourra lui apporter un sens non négligeable.

 

Relire le premier article « premiers pas dans le jardin »

Bonne recherche…..

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 10:26

                                     En relisant ce passage de nos textes fondateurs, je l'ai trouvé d'une étonnante actualité…Je ne le développerai pas, dans ce travail, au monde profane, vous serez à même de le faire…Je resterai dans le domaine maçonnique, celui qui m'intéresse et me préoccupe, ici et maintenant.
Je prends souvent la Tour de Babel comme le symbole de l'exemple type de la rupture de l'unité sociale et de l'incommunicabilité…ce qui résume ma vision de cet épisode.

        Je vais développer mon analyse de ce passage biblique et en tirer quelques leçons intéressantes.

        D'abord, faire une constatation, ce texte semble être un rajout…en effet dans le chapitre précédent, il est stipulé : je cite «  que chacun avait sa langue, sa terre dans leurs nations »

        Tout à coup, quelques versets plus loin : je cite à nouveau,

        "Toute la terre avait une même langue et des paroles semblables."

         Le fil conducteur a été rompu…le narrateur dresse une espèce de tableau des peuples (Chap. 10) et avant d'entreprendre le récit des enfantements, c'est à dire les descendances –Shem, Térah, Abraham…suite logique ; il y intercale cette légende.

        En ce qui me concerne, je dégage deux axes de réflexion dans cette construction : rupture et confusion.

Rupture du texte, qui n'est pas le fait du hasard, ni d'une incohérence de son auteur, mais quelque chose de volontaire. Il faut une image forte qui s'intercale dans ce développement de la vie de l'homme en collectivité pour nous interpeller sur les risques que peuvent provoquer, une union pour la force du paraître qui mène immanquablement à l'orgueil (entre autre), au conflit de personnes et par voie de conséquences à la rupture. Pour mieux comprendre l'auteur, il faut revisiter le texte dans sa langue originelle.

Quand au chapitre 10, il est dit chacun avait sa langue, il est employé le mot hébreu -  lashon…qui signifie bien langue.

 Alors qu'au chapitre 11 (la tour de Babel) il est utilisé le mot sapha qui signifie lèvre ou encore bord (notons au passage que dans ce mot, il y a la lettre  Phé qui signifie la bouche).

           Toute la terre avait une même lèvre…(ou le même bord)

         Le mot qui est traduit par « semblables » ah'adim, a en hébreu une connotation d'unicité, d'uniformité, d'unification…

           Toute la terre avait une même lèvre et des paroles unies.

           Ah'adim vient de ah'ad qui signifie un et le début du mot  ah' signifie frère.

Les lettres qui composent le vocable  ah'ad donnent la valeur 13 à savoir la même valeur que le mot ahavah qui signifie amour.

Unité et Amour additionnés donnent 26 qui est la valeur du Tétragramme, Nom ineffable du Principe des principes fait des 4 consonnes  hébraïques Yod – Hé – Vav – Hé.

Ce Principe appelé communément Dieu, vocable que je n'utilise pas car ne correspondant pas à l'approche des textes…
Ce Principe est Un et Amour
et le premier verset de ce chapitre 10 peut se traduire par :

"Toute la terre, un même bord, des paroles unies."

Une précision supplémentaire, paroles est la traduction de deberim pluriel de deber qui est le verbe, la parole organisatrice.

L'orgueil de l'homme va rompre cette unicité, cet amour.

L'homme à travers la construction de cet édifice veut rejoindre son Dieu, rejoindre la puissance, se faire une renommée.

Et quelques mots clés de ce passage au demeurant anodins contiennent toute l'explication de cet épisode. Je les cite :

"La brique est pour eux, pierre…" (vers.3)

Tout le drame de cette légende est tout entier contenu dans ces quelques mots.

La pierre en hébreu se dit  Eben  (aleph-beith-noun)

La brique se dit Libenah (lamed-beith-noun-hé)

La pierre  Eben en hébreu est la contraction de  Ab: le père et de  Ben: le fils c'est le symbole de l'homme qui est père: ab qui a des fils benceux- là vivent avec les autres hommes comme des frères, liés par l'unité.

La brique libenah, a aussi une autre signification, à savoir  blancheur, elle est le symbole de l'homme qui se satisfait de la blancheur, en fait de ce qui est superficiel, son paraître…ignorant son être…dans ce vocable, est toujours présent le nom de fils ben mais celui de père ab a disparu.
Ces fils ne se savent plus frères, ils n'ont plus conscience de leur unité, ils ne se construisent plus de l'intérieur mais cherche la renommée. Ils se détournent du Verbe, de la Parole fondatrice, organisatrice deber.

La tour ne sera pas achevée, tous seront dans la confusion.
C'est le début du désordre social, de l'incommunicabilité.

      Y-a t'il une possible actualité dans ce récit, et peut-on faire un parallèle avec par exemple, une loge maçonnique ? …… Malheureusement, j'en ai l'intime conviction ! – qu'est-ce qu'une loge ? sinon le reflet du vers 5 – chap 10  :

En effet :

Elle est formée d'individus venant de tous horizons socioprofessionnels, de diverses cultures et religions etc.…
elle est également le reflet du 1er verset du chapitre 11, tous sont frères et sœurs par l'initiation, du même bord : La Franc Maçonnerie, et ont des paroles unies ou semblables pour rassembler ce qui est épars.

Si l'orgueil vient à s'emparer de certains, soit par une cordonnite aiguës, soit en voulant être des détenteurs de vérité, des "moi je sais tout", "je fais mieux que les autres" et j'en passe…
Je résumerai en disant à nouveau, paraître au lieu d'
Être, alors la confusion ne peut que s'installer…rupture dans le lien fraternel, plus personne ne parle le même langage ; la loge devient une véritable Tour de Babel.

En Franc Maçonnerie, nous sommes invités à tailler notre "pierre" et non une quelconque brique…les Tables de la Loi furent gravées sur de la "pierre" pour être transmises de pères en fils…Toutes les mythologies et religions donnent une grande importance à la pierre, que nous n'aborderons pas ici bien évidemment.

        La Loge doit être un tronc commun dans lequel chacun apporte ses connaissances, son savoir, sa philosophie, sa sensibilité etc.…afin qu'ensemble nous construisions quelque chose d'harmonieux, de riche et de fraternel pour un mieux "ÊTRE" de tous.

    Dans notre Ordre, rien ne domine sur rien…que nous soyons d'un rite égyptien, judéo-chrétien ou autre, il s'agit de supports, de trames qui guident la construction du Franc- Maçon…ce que nous devons être avant tout !

     La Franc Maçonnerie n'a pas pour vocation de fabriquer des Égyptiens…des Rois Salomon ou tout autre personnage mythique pouvant se trouver éventuellement dans les légendes initiatiques. Nous les sommes tous par la voie de l'initiation.

     Exemple : l'apprenti, pierre brute, est aussi appelé à être à la fois Jakin et Tubalcaïn.

    Il est mis à sa disposition pour son travail de transformation des outils, des symboles qui ne sont pas des dogmes figés, pas plus que le rituel. Paul Ricœur disait : " Le symbole donne à penser". – Ici, tout est symbole ! Et contrairement au dogme, le symbole évolue comme évolue la pensée. C'est pour cela d'ailleurs que la franc maçonnerie utilise une méthode de réflexion par le questionnement, qui fait nécessairement avancer.

    Pour éviter la rupture et la confusion, il me paraît indispensable de dire et ce sera ma conclusion :

    Le but final de la destinée de l'homme ou de la femme, franc-maçon, n'est autre que le "monde à venir", mais le chemin qui doit l'y conduire se situe et se parcourt dans le monde présent "l'ici et maintenant". – Le monde à venir n'atteindra sa perfection que par la somme des perfections individuelles passées, présents et à venir, qui bénéficieront finalement à l'ensemble de l'humanité.

 

    Que notre chaîne d'union ne soit pas le fait de quelques instants, mais de tous les instants !…

 

 

 

                                                                       

                                                                      

 

 

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