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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 10:52

L’intelligence humaine, et c’est là sa grandeur, se montre capable de déceler, en toute chose existante, cette part de divin et de remonter à partir de la réalité, jusqu’à la cause première qui la suscite, la nourri et la maintient dans la durée.
Mais pareille ascension spirituelle ne peut se réaliser que par paliers. L’esprit humain doit accepter de franchir l’un après l’autre, les degrés qui, à travers les étapes de la Connaissance sensible, de l’intuition et de l’Amour, vont lui permettre d’accéder à la réflexion subtile et aux visions les plus profondes.


Un homme ignorant des secrets de la mystique, ressemble dit-on à un sauvage, étranger aux usages de la vie civilisée.

Il sème bien du blé ; mais il se contente de consommer les épis " à l’état naturel "

Un jour, le voilà qu’il se rend à la ville. On lui présente du pain, du bon pain sortant du four. Il le trouve à son goût et s’enquiert de cet aliment qu’il ignore.

On lui répond : "C’est du pain et c’est fait avec du blé ".
Peu après, on lui apporte un fin gâteau, pétri avec de l’huile. Il le goûte, l’apprécie et demande à nouveau : " Les gâteaux avec quoi sont-ils fait ? " -"mais avec du blé " qu’on lui répond.
Finalement, on place devant lui une pâtisserie royale, pétrie avec de l’huile, des amendes et du miel. Il pose encore la même question, et c’est encore la même réponse…
Alors, il s’écrie : " A la maison, je possède toutes ces choses. Je les consomme tous les jours, à l’état naturel, puisque je cultive le blé dont elles sont composées, et que moi même, je m’en nourris! "
Seulement notre " sauvage " dans son côté rustique, demeure étranger à toutes les variétés de délices qui peuvent résulter de l’utilisation raffinée des mêmes épis de blé, et le plaisir qu’on en tire, se trouve perdu pour lui.

Il en est de même pour ceux qui s’arrêtent aux principes généraux de la connaissance et qui ignorent les délices procurés par des recherches plus approfondies.

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 06:29

 

De tout temps, les encens ont eu un rôle capital dans les rituels de tous les mouvements religieux, ésotériques ou traditionnels.
L’encens est le symbole du parfum céleste de la sainteté. L’arbuste Boswellia Cartéri fournit une résine de laquelle on extrait l’encens ; dans l’Antiquité on l’importait d’Arabie Saoudite, mais on en trouvait également en Inde et en Afrique Orientale.
En Orient, l’encens était utilisé dans des rites sacrificiels et aussi pour chasser les démons.
E
n Egypte, on s’en servait dans les cultes des morts…comme à Babylone, en Perse, en Crète et à Rome…Dans cette dernière, il servait également dans le culte rendu à l’empereur. C’est peut-être une des raisons pour laquelle les chrétiens refusèrent de l’utiliser. Ils ne commencèrent à l’incorporer dans leurs pratiques cultuelles qu’à la conversion de l’empire, sous Constantin.
E
n Grèce, on l’utilisait pour les sacrifices des Mystères…Pythagore, lui-même en recommandait l’usage.
La fumée de l’encens qui s’élevait vers le ciel symbolisait le chemin des âmes s’élevant vers un niveau de conscience supérieure ou celui de la prière des fidèles montant vers la divinité.
Chez les Hébreux, l’offrande d’encens était dédiée uniquement à Dieu, reflétant l’adoration qu’on lui vouait…cela servait également de signe de réconciliation avec Lui, lorsqu’il avait manifesté sa colère.
En Égypte, le premier usage connu de l’encens, remonte à la onzième dynastie. Le roi Sankhara envoya une expédition au Pays de Pount à la recherche de cette précieuse résine qu’on appelait alors "Sen Netjer
", ce qui signifiait rendre divin, car le parfum était l’attribut du NTR. Un Dieu ne se voit pas, il se sent.
L’encens ne purifie pas, il est là pour élever le niveau vibratoire.
Les plus utilisés :
l’Oliban associé au soleil et au feu, la Myrhe à la lune et à l’eau, le Benjoin
à l’air
Les odeurs ont un pouvoir indéniable sur nous, qu’on le veuille où non, et la volonté n’a aucune emprise sur ce phénomène.
L’encens agit sur le subconscient et les corps subtils de l’être humain, soit en les harmonisant, soit en exaltant ou en calmant l’un d’eux. Certains encens ayant un pouvoir actif sur la volonté, sont utilisés pour commander certaines forces. D’autres ont un pouvoir purificateur.
L’encens produit un changement dans l’atmosphère subtile. Soit qu’il éloigne les pensées ou les êtres indésirables, soit qu’il attire les êtres bénéfiques qui peuvent aider un travail dans le cadre d’un rituel et y apporter la paix.
Certaines essences invitent à la prière, à la réflexion, à la méditation, d’autres calment notre mental bavard….

 

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 06:06

Dans la galerie des personnages que j'ai choisi d’évoquer, le Père Teilhard de Chardin ne pouvait échapper à ma plume.
Né en 1881 à Orcines dans le Puy de Dôme, il fut
philosophe, théologien, géologue et paléontologiste
.
En 1899, il entre au noviciat jésuites d’Aix en Provence… et il fut ordonné prêtre en 1911…et intégrera le Muséum d’Histoire Naturelle en 1912.
De 1914 à 1919, il sera mobilisé au 8ème régiment de tirailleurs marocains, où il souhaitera être affecté comme brancardier pour être au plus près des combattants .
En 1916 il publie son premier essai "
La Vie Cosmique" et en 1919 paraît "Puissance Spirituelle de la Matière
"…
Entre 1922 et 1926, il obtient à la Sorbonne, trois certificats : géologie, botanique et zoologie…
En 1923, il effectue son premier voyage en Chine pour le Muséum d’Histoire Naturelle. De retour de ce voyage, il enseigne à l’institut catholique, il est démis de ses fonctions par l’Ordre des jésuites suite à un texte traitant du Péché Originel.
Teilhard repartira alors en Chine où il participera entre 1928 et 1938 à la découverte du "sinanthrope de Pékin".
*Sinanthrope signifie l’homme de chine, c’est le nom donné à des restes de préhominiens découvert près de Pékin à Chou-kou-tien, ces derniers furent perdus au cours de la seconde guerre mondiale
.
Il est a noté qu’une polémique avait déjà éclaté sur ce concept de " péché originel " au XVIIème entre jansénistes et jésuites.
Cela sera le début des désaccords de Teilhard avec le Vatican, en effet ses travaux ne reçurent pas la bénédiction du Saint Siège, qui lui demanda même d’en suspendre la publication, à contrario, un hommage discret à ces mêmes travaux se fit dans les milieux de
la Franc Maçonnerie.
On vit même en 1962, une publication du Saint-Office qui mettait en garde contre les idées hétérodoxes de Teilhard et dénonçant "que ses œuvres fourmillaient de telles ambiguïtés et même d’erreurs si graves qu’elles offensaient la doctrine catholique et d’inviter les supérieurs d’instituts religieux, des séminaires et les présidents d’université à protéger les esprits contre les dangers des ouvrages du Père Teilhard de Chardin."
1931, il participe à la croisière jaune…
1950, il rentre à l’Académie des sciences…
Jusqu’ à son installation à New York en 1951, il poursuivra une carrière scientifique alimentée par de nombreux voyages d’études :Ethiopie – Etats-Unis – Inde – Java – Birmanie – Pékin et Afrique du Sud.

Il meurt la 10 avril 1955 à New York (jour de Pâques). Un an plus tôt, au cours d’un repas au Consulat de France, il confiait à des amis :"
j’aimerais mourir le jour de la résurrection
".
Sa pensée fut bâtie sur deux grands piliers :
la Foi
et la Science.
Défenseu
r des thèses évolutionnistes qu’il fondra dans la géologie et sa vision chrétienne, pour expliquer le problème de la vie et de la place de l’homme dans l’univers. Il formera un trait d’union entre la matière inconsciente et un esprit de plus en plus conscient, tendant à la perfection jusqu’à parvenir à se fondre dans les divin.
Sa mystique se résume en trois phases :
se centrer, se décentrer, se surcentrer.

- Se centrer – sur soi afin d’exister dans le monde comme individu, et non se disperser comme une vapeur d’eau.
-Se décentrer – pour devenir soi-même grâce à l’ amour de l’autre, donné et reçu.
-Se surcentrer – sur un plus grand que soi pour accomplir en nous l’humanité.
Il demeura fidèle à l’Eglise malgré les incompréhensions injustes de celle-ci. Un mois avant sa mort, il écrivait :" Il suffit pour la Vérité d’apparaître une seule fois, dans un seul esprit, pour que rien ne puisse l’empêcher de tout envahir et de tout enflammer
".

*Quelques titres parmi ses publications : l’apparition de l’homme – la place de l’homme dans la nature – le Cœur de la matière – le milieu divin – comment je crois

 

 

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 07:26

Si tu veux, tu le pourras
F
ils de l’homme regarde !
C
ontemple la lumière de la présence qui réside dans tout l’existant !
C
ontemple la force joyeuse de la vie des mondes d’en haut !
V
ois comment elle descend et imprègne toute parcelle de vie
Q
ue tu perçois avec tes yeux de chair et tes yeux de l’esprit.
C
ontemple les merveilles de la création
E
t la source de tout vivant qui rythme chaque créature
A
pprends à te connaître
A
pprends à connaître le monde, ton monde.
D
écouvre la logique de ton cœur et les sentiments de ta raison !
R
essens les vibrations de la source de vie
Q
ui est au plus profond de toi et au-dessus de toi et autour de toi.
L’
Amour qui brûle en toi, fais le monter vers sa racine puissante,
E
tends le à toute l’âme de tous les mondes.
R
egarde les lumières…….
R
egarde à l’intérieur des lumières
M
onte et Monte
C
ar tu possèdes une force puissante.
T
u as les ailes du vent,
D
e nobles ailes de l’aigle…
N
e les renie pas de peur qu’elles te renient.
R
echerche les et immédiatement elles te trouveront.

Baal Haorot, "Le Maître des Lumières"

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 08:04

La conception même du divin, véhiculée par la tradition initiatique, est très fortement inspirée de celle issue du " Temple Egyptien ".
Le Dieu Egyptien n’est pas spécifié, il reste toujours une partie de flou qui est volontaire.
La conception de Dieu est inachevée…mouvante.

Elle échappe à toute définition dogmatique à caractère définitif et donc figée, on peut donc toujours l’élargir.
Aucune divinité particulière ne possède tous les attributs du divin, il reste toujours une partie indéfinissable qui échappe à toute descriptions et est titulaire de chaque individu.
Les Egyptiens croyaient qu’un être humain était capable de recevoir un dieu dans son cœur pour qu’il en fit sa résidence.
Dans le grand hymne à Aton,
Akhénaton
parlant de son dieu dit :

"Tu es dans mon cœur et il n’est personne d’autre qui te connaisse excepté ton fils Nefer Khépérou Ré
".

Cette idée se retrouve dans certains ordres initiatiques…les Francs Maçons et "le grand architecte de l’univers " derrière lequel chacun à la liberté de son interprétation…l

Les Rosicruciens utilisent par exemple l’expression "Dieu de notre Cœur, Dieu de notre compréhension ". Ces concepts sont importants car ils sont un facteur de tolérance, en effet, ils admettent simplement qu’il y a autant de formes divines qu’il y a d’esprits humains pour les concevoir…

on peut mesurer la profondeur et la sagesse de tels concepts…
Nous retrouverions ce concept dans la Bible…si les traducteurs et autres interprètes n’en n’avaient transformé et le fond et la forme.
Le meilleur exemple étant l’épisode de Moïse face au buisson ardent. Quand ce dernier demande à son divin" quel est ton nom "…la réponse n’est pas un nom mais une simple phrase de trois mots : "
heyeh asher heyeh " (traduction mot à mot) "je serai qui je serai ".

 Ce qui en clair peut se lire :"je serai qui tu voudras que je sois."
La particularité de ce passage, se trouve dans les valeurs numériques, j'en avais déjà parlées sur un des articles concernant la kabbale…écrire un mot…c’est aussi écrire un nombre, en hébreu.
L’expression "
heyeh asher heyeh" a pour valeur 543 et chose curieuse Moïse Moshe
en hébreu a pour valeur 345…nombre inversé comme un effet de miroir…je serai le reflet que tu voudras bien transmettre…
Autre particularité…Moshé demande son nom (le nom =
hashem en hébreu)…Moshé s’écrit avec les lettres hébraïques (mem-shin-) et le nom hashem s’écrit (-shin-mem
)…
Moshé et hashem écriture inversée…encore un effet "miroir," et leur valeur commune 345.
Et puis autre fait troublant de ce passage…quand Moshé dit en apercevant ce buisson ardent qui ne se consume pas : " allons voir cette vision… " ! – la vision =
marahé (mem-resh-aleph-hé)…ces mêmes lettres composent le mot miroir (marah) – il aurait donc pu dire: allons à ce miroir
(les voyelles n’existant pas en hébreu)…
Moshé face au miroir est face à son divin et face à lui-même, c’est lui qui reflète son Dieu…chacun de nous reflète par sa vision, sa compréhension du divin…nous rejoignons bien le concept évoqué au début de cette réflexion…
Pour conclure, il est à noter que lorsque le divin s’adresse à Moshé, avant de lui lancer heyeh asher heyeh - dit : " Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham…le Dieu d’Isaak et le Dieu de Jacob
". Semblant lui faire comprendre que chacun d’eux a eu sa propre vision du divin et maintenant c’est à lui d’avoir la sienne…Je serai qui je serai…tu es mon miroir… nous sommes tous des miroirs reflétant chacun sa propre compréhension du divin…il n’est pas de dogme qui puisse figé cette perception…elle est toute personnelle.
Et même dans la Bible, quand il est traduit Dieu…c’est un raccourci, car pour le nommer en hébreu, il y a plusieurs noms différents qui correspondent à des énergies différentes…qu’il serait trop long de développer ici, dans cet article.
Alors, pour conclure…disons: la spiritualité ne s’accommode d’aucun dogme, elle n’est que notre propre pensée, notre propre compréhension du divin qui peut nous habiter……

 

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 08:12

Hitbodedouth vient de la racine Boded qui signifie "isolé" .
Dans le cadre du texte ci-dessous, il a donc pour signification : S’isoler pour méditer.


 
Un Roi demanda à son fils :

"Fais monter cet énorme rocher au premier étage du palais ! "

 La pierre était immense. Ni des hommes, ni des chevaux, ni des machines n’auraient réussi à la faire bouger. Le prince était perplexe. Après de vains essais, il se découragea et abandonna. Lorsque le Roi revint et demanda des comptes, le prince honteux, avoua son échec.

        " C’était impossible !… " s’excusa t’il.

        "Crois-tu que je t’aurai demandé l’impossible ? " s’exclama le Roi, " il fallait réfléchir ! T’ai-je demandé de faire monter ce rocher ENTIER ? Si tu avais pris un marteau et si tu avais commencé à frapper ce rocher, tu aurais pu, petit à petit, accomplir ton travail ! "

 

Ce rocher, cette pierre immense et immuable, c’est notre cœur. Notre Roi nous a demandé de l’élever. Nous avons essayé, la tâche semblait au-dessus de nos forces :

Prenons un marteau : Un moment chaque jour pour méditer, réfléchir…

 Le rocher (notre cœur) se brisera peu à peu ; morceau par morceau nous pourrons l’élever.

 Bien sûr, il ne s’agit pas de s’isoler du monde, mais d’être dans le monde de le regarder en face, de regarder l’humain, de se regarder soi-même et dans la solitude d’un chemin initiatique, se découvrir soi et découvrir les autres.

Connais-toi, reconnais l’autre, car c’est à travers le visage de l’autre, que l’Amour, le Partage nous viennent à l’idée…

Se trouver enfin, trouver sa place…se construire, car l’homme est perfectible, c’est le message d’espoir de ce texte, méthode et engagement que doivent être ceux du Franc Maçon qui le conduisent à Être et abandonner le paraître.

 

 

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 07:17

 

Jésus !….personnage énigmatique, source de polémiques…de contre verses…de doutes…de questionnement depuis environ 2000 ans…

 Etait-il Fils de Dieu ?……

Etait-il le Messie ?…

Sa Mort et sa Résurrection ?…

 A la première question, la réponse est simple : - Nous le sommes tous !…

 A la deuxième question :  " Etait-il le Messie ? "…

C’est bien une question compliquée et sa réponse encore plus…

Les Ecritures annonçaient un Messie à double visage ou voir deux personnages distincts…- un Messie politique et un Messie religieux….

 Jésus répond t’il à ce critère ?…

 Quand on lui posait la question – " es-tu le Messie ? "sa réponse était : "c’est toi qui le dit… ".

En d’autres circonstances,  sa Parole : "rendez à César ce qui est à César…et à Dieu ce qui est à Dieu… " le soustrait du Messie à double mission politique et religieuse.

 L’analyse des textes en dehors de tous dogmatismes religieux, nous suggère que Jésus est la préfiguration de l’humain, de la société pour qu’adviennent des temps messianiques…Comme disent les Kabbalistes : Le Messie est à construire…

 A la troisième question : Sa Mort et sa Résurrection ???……

 voilà un des épisodes les plus contre versés…a –t’il été vraiment crucifié ?

Avec un peu de Sagesse, on peut dire : " est-ce vraiment si important ? "

 Sa résurrection…épisode quand même particulier !…quel crédit peut-on apporter à une telle affirmation ?….ses différentes apparitions laissent perplexes…

Il apparaît en jardinier, puis en voyageur (sur la route d’Emmaüs), en blessé montrant ses plaies, en homme sur les bords d’un lac venant en aide à des pécheurs…etc…

Dans l’ Evangile de Luc, il est dit : " Puis il leur apparut sous une autre forme.. "!!!…

Ces différentes descriptions font apparaître que physiquement ce n’est pas Jésus que les intéressés rencontrent au départ, mais des gens du commun…et que par un geste ou une parole, ils les identifient à Yeoshuah.

Ce qui pourrait nous interpeller de la façon suivante : reconnaître en l’autre, Jésus !… c’est à dire le geste d’Amour envers les uns et les autres... peu importe qui il est, et son statut social…

 Mort et Résurrection jalonnent tout chemin initiatique…celui de ce rabbinou, n’en était-il pas un ?…

 Le plus important dans cet épisode de " l’histoire "de l’humanité…ce n’est pas les délibérations sur ce qui précède…mais le message délivré par un de ces personnages hors du commun.

 Celui-ci a dit : "Aimez vous les uns les autres…. " une erreur de traduction transforme quelque peu ce message…qui devrait être :

"Aimez vous pour les uns, pour les autres "…

S’ aimer soi-même s’accepter pour prétendre aimer les autres…

 Aimer aussi pour ceux qui n’aiment pas…

 Quel vaste programme, un peu différent du dogme établi !…

 Un message important émerge aussi dans ce qui est rapporté des Paroles de ce personnage, que nous citions au début de cet article :

 Rendez à César, ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu !… "

Préfiguration de la séparation de l’Etat et du Religieux qui interviendra par la loi de 1905…

En quelque sorte ne prônait-il pas la " laïcité " ?……

 

Alors le reste, les querelles…ce ne sont que les dogmes qui en sont l’origine, ayant figé une histoire dans un concept qui ne permet pas de l’actualiser…d’en avoir une autre approche que celle imposée.

C’est ainsi qu’on fait mourir la Tradition et avec elle, c’est l’homme qui se dégrade…

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 11:43

Maïmonide (1135-1204)   - de son prénom Moshé..(Moïse)      

 

Il est né à Cordoue, il fut Rabin, médecin, mathématicien et philosophe juif.

 

Il eut pour maître Averroès. (rappelons-le condamné par l’université de Paris et par le Concile de Latran).

Maïmonide s’installa en Egypte (dans la banlieue du Caire), après être passé de l’Espagne au Maroc, puis en Palestine. On lui attribue de nombreux ouvrages de médecine ; un traité de la conservation ou du régime de la santé ; des Aphorismes de médecine, extraits d’Hyppocrate et une pharmacopée arabe.

 

Il a, à son actif des ouvrages de théologie : Le Livre des Préceptes, (Sefer Ha-mitsvot),  écrit en judéo-arabe, il parut sous le titre : Kitab al-faraid, imprimé pour la première fois en 1497, il présente toutes les prescriptions du judaïsme, les 613 préceptes de la Torah…248 aux connotations positives et 365 interdits.

Et  aussi, un abrégé du Talmud paru sous le nom de Mischna-Torah,(la répétition de la loi). Il s’agit d’une œuvre d’exégèse de la loi orale juive, il ne se réfère pas à la Tradition ; il en donne une interprétation différente ce qui ne manquera pas de déclencher la colère des rabbins. Tant, ils constatent une véritable "modernisation du judaïsme ". Cette Mischna-Torah contient 14 livres, 14 ce chiffre se dit yad en hébreu et c’est aussi " la main " - c’est pour cette raison qu’il sera appelé aussi "Le Livre de la Main ". Cette œuvre fut mal comprise par les juifs et devint un objet de scandale au Moyen-Âge, sur dénonciations auprès de l’Ordre des Dominicains par certaines communautés juives, elle fut brûlée à Marseille, à Montpellier. Elle fut interdite, accusée d’être contaminée par Arsitote.

 

Dans le cadre philosophique, il a écrit un Petit traité de la résurrection des morts et puis le plus connu, "Le Guide des Indécis "ou "Guide des egarés." (Le Moreh Neboukhim) – neboukhim signifie aussi perplèxes-

Maïmonide écrivit ce Guide en arabe, sous le titre " Dalâlat al-hâ ‘irin "ce qui signifie : " ce qui montre le chemin à ceux qui ne l’ont pas trouvé ".

 Cet ouvrage était destiné aux intellectuels, écartelés entre la tradition religieuse et la pensée scientifique et philosophique ; il tente la conciliation des connaissances scientifiques et philosophiques avec le sens littéral des Ecritures. Ce document sera vite reconnu comme une œuvre maîtresse, il influença la pensée juive, chrétienne et musulmane. Ce guide est une analyse approfondie du judaïsme, rituels et croyances y sont anlysés.

La philosophie de Maïmonide est d’inspiration néo-platonicienne et aristotélicienne…et son enseignement très proche de son maître Averroès. Averroès que même Thomas d’Aquin utilisera à maintes reprises…

La dernière partie du Guide des Egarés est intitulée, Le traité des huit Chapitres, c’est une approche de l’éthique d’Arsitote et de la morale juive traditionnelle.

 Maïmonide est considéré par les juifs comme un de leurs plus grands philosophes… « leur Arsitote »….

Bien sûr les ouvrages de Maïmonide sont bien plus nombreux que les quelques exemples de cet article. Il est une référence, un des premiers intermédiaires entre Arsitote et les scolastiques. Il déclencha une révolution intellectuelle au sein de la société juive en protestant énergiquement contre l’interprétation purement littérale de la loi. Il fut l’inspirateur du grand mouvement de philosophie juive du XIIIème siècle et le guide intellectuel de grands philosophes juifs comme Spinoza, Mendelssohn ; mais aussi de penseurs chrétiens, tel Thomas d’Aquin en particulier.

Il mourut le 13 décembre 1204 à Foustat (le vieux Caire) à l’âge de 70 ans, il fut inhumé à Tibériade au côté de son père. Le roi proclama 3 jours de deuil en Egypte et en Syrie.

Nous terminerons, ce petit hommage à ce Grand Sage par une citation émanant de lui-même :

« L’Ecriture, est comme un puit caché à une grande profondeur. Et ce n’est que par l’interprétation des allégories, et d’une allégorie par l’autre, que l’on noue en quelque sorte, les cordes qui servent à y puiser »……

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