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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 01:28

coupe-a-vin.jpgDans l’Evangile objet de cette réflexion au chapitre 6 dont le sujet est le pain descendu du ciel …l’auteur ou peut être des rajouts tardifs font dire à Yeshoua : ישׁוע

" Qu’il est le pain de vie, qui mange son corps et boit son sang aura la vie en éternité … "

L’épisode ne se situe pas au cours d’un repas de fête, mais dans un entretien…encore une fois et je me répète, même d’un point de vue symbolique, il est difficile d’imaginer un tel discours de la part d’un juif, fut-il Yeshoua…et peut être, à plus forte raison, étant ce Yeshoua défenseur d’une Torah authentique, lui qui fustigeait ceux qui auraient voulu y retrancher ou ajouter un seul yod

" Nul d’entre vous ne mangera de sang " Lévitique 17 : 12

J’ai l’intime conviction qu’il n’a pas oublié ces paroles et qu’il n’est pas venu pour les outrepasser.

D’autre part, il est à noter que lorsque l’on associe la chair et le sang, à savoir l’expression " basar va-dam ", nous sommes face à un hébraïsme qui signifie l’homme en son entier, et dans ce cas, ne se traduit pas dans le détail.

En fait, mon interprétation de ce passage (ceci n’engage que moi), c’est l’invitation d’assimiler Yeshoua en son entier, à savoir son comportement physique, moral et spirituel. S’il est Verbe Incarné, il est avant tout issu du Verbe Spirituel, c’est à cela qu’il faut adhérer, c’est de cela qu’il faut s’imprégner pour qu’adviennent les temps messianiques, et ne plus dire " Mah nou ? " qui signifie " qu’est ce que c’est ? " et qui a donné le mot manne, expression lancée par les Hébreux dans le désert, et dont Yeshoua fait référence dans ce Chapitre 6 de l’Evangile dit de Jean. (à suivre)

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 09:53

jean3Après avoir fait un résumé du contexte historique de l’époque, revenons à l’ Evangile.

Le texte est articulé autour des fêtes juives et de leur préparation : Pessah, Soukot, Hanouka et bien sûr Shabbat…signe évident de l’intérêt de l’auteur à ces manifestations et auxquelles il associe Yeshoua.
(Jean 2 : 13 – 6 : 4 – 7 : 2 - 10 : 22 – 11 : 55) 

Par contre on note une différence essentielle de cet Evangile par rapport aux synoptiques : l’auteur ne parle absolument pas de l’épisode de la Cène. Une raison bien simple, à mon sens, rien de bien spécifique dans ce repas de fête, courant chez les yéoudim…la bénédiction du pain et du vin que l’on fait rapporter par les autres évangélistes et qui devient le centre du rituel christique, ne semble pas avoir la même portée chez Jean qui n’en parle pas, considérant ce geste comme normal de la part d’un juif pour un repas de fête. Les mots formulés par Yeshoua au cours de cette bénédiction sont très proches du Kiddoush, hormis bien sûr : " mangez ! c’est mon corps " ou " buvez c’est mon sang "…(on y ajoutera l'inversion car la bénédiction commence par la coupe de vin). Une réflexion sérieuse s’impose…un juif aurait-il prononcé ce " buvez ! c’est mon sang " ?…et même de façon symbolique, quand on sait ce que représente le sang dans le judaïsme. Et puis sérieusement Yeshoua aurait-il choisi le repas de Pessah, fête extraordinaire, pour y instaurer autre chose ?…quand on connaît la portée de celle-ci, ce qu’elle commémore, toute l’histoire qui s’y rattache…tout à coup lui donner une autre signification. Au moment où l’on situe les faits, il n’est pas encore question de christianisme, de chrétiens et autres, nulle part dans les quatre Evangiles…

Il est peut être utile de rappeler une phrase importante de Yeshoua occultée dans la théologie afin de laisser libre cours à l’embrouille :

" Je ne suis pas venu détruire la Torah, non pas détruire, mais accomplir" (Math.5 : 17-18) et de mettre en garde ceux qui voudraient détruire seulement une des misvot…cela a le mérite d’être clair.

Yeshoua respectait les fêtes, c’est très limpide quand il parle du Shabbat, c’est une évidence quand il demande à ses disciples d’aller préparer Pessah…Pourquoi aurait-il modifié à des fins personnelles, ce qu’il respectait et ce que demandait de respecter la Torah, lui qui était venu pour l’accomplir ?…

Il y a une contradiction dont l’Evangile de Jean ne se fait pas l’écho. Dans une version apocryphe des Actes des Apôtres, on fait dire à Yeshoua :

" Ceux qui sont avec moi, ne m’ont pas compris "…    (à suivre…)

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 15:53

Jean-2.jpgLa structure de l’Evangile de Jean est différente des synoptiques… D’abord, il ignore dans son récit, naissance et petite enfance de Yeshoua !…Autre fait marquant : Il parle du Baptiste, mais pas vraiment de baptême éventuel de Yeshoua…

Il parle bien sûr de purification dans l’eau, rituel connu à l’époque et encore aujourd’hui dans le monde juif (rite appelé Mikvé), très pratiqué chez les Esséniens où peut être le Baptiste a été élevé. Il souligne que Yeshoua immergera dans le souffle sacré (même expression chez Marc).

Luc dit : "Il vous immergera dans le feu du souffle sacré"... quant à Matthieu il semble ignorer ces paroles.

Dans l’Evangile de Jean, on passe directement, après le prologue, dans la vie publique, rencontre avec les premiers disciples et première manifestation à travers l’épisode des noces de Qanah dont seul Jean se fait l’écho.

Nombre d’exégètes voient dans Jean, un auteur imprégné de la culture grecque au détriment de sa réelle origine.

Un exemple significatif : je cite Paul Le Cour " L’Evangile de Jean est essentiellement hellénique ; il n’a rien de commun avec le judaïsme. Il nous rattache à travers l’essénisme à Pythagore et même au druidisme ". Je relève une certaine incohérence dans la pensée de l’auteur, il dit que cet Evangile n’a rien de commun avec le judaïsme, et après il fait référence aux Esséniens pour situer le texte. Mais qu’étaient les Esséniens ?…sinon un courant du judaïsme pur et dur, désolidarisé du pharisianisme de l’époque et ils étaient fermement attachés à la Torah.

L’auteur est profondément hébraïsant et imprégné du judaïsme de son temps, son style en témoigne…l’utilisation des cadences spécifiques utilisées par certains auteurs de l’Ancienne Alliance, les hébraïsmes qui jalonnent le texte malgré sa rédaction en grec. Exemple le doublement des verbes pour appuyer les affirmations…les chiasmes du prologue, très typiques, qui consistent à mettre les mêmes mots dans des dispositions différentes pour construire des phrases, un peu comme on prend quelques notes de musique qu’on assemble dans un ordre, puis dans un autre pour construire une ligne mélodique.

L’inspiration du premier verset puisée dans les premiers versets de la Torah. Il est à noter que le premier mot de son Evangile est le même que le premier mot de la Torah, il s’ancre dans celle-ci sans équivoque. Baereschit, ce mot contient tout !…

Il a rédigé en grec, mais pensé en hébreu, n’en déplaisent aux antisémites de tout poil, fussent ils exégètes renommés ou croyants endoctrinés…Ce qu’il faut savoir, c’est que les chrétiens des premiers temps se reconnaissaient complètement dans le judaïsme, ils sont fils de l’Aelohim d’Avraham, d’Is’hac, de Ya’cob, le Dieu de nos pères (Actes des Apôtres 3 : 13), d’ailleurs l’appellation « chrétien » ne commence à apparaître que vers l’an 80 ou peu après…en deuxième temps une séparation se fera du judaïsme fortement pharisiannisé à l’époque, sous l’impulsion de l’hellénisme dont un certain Saül de Tarse dit Paul, de formation pluri-culturelle, sera l’instigateur et puis le troisième temps, prendra cours après la destruction du Temple de Yeroushalaïm, les massacres et déportations de cette époque…la fondation de la première église catholique, apostolique dans l’esprit, mais romaine dans sa gestion puisqu’elle fonctionnera sous le contrôle de païens convertis. Tout cela nous mènera vers les années 300, et c’est alors que le christianisme sera proclamé religion officielle de l’empire après la conversion de Constantin qui se proclamera chrétien, mais ne se fera baptiser que sur son lit de mort…    (à suivre)

 

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 12:50

St JeanLe solstice d’hiver est proche, auquel on associe la St Jean d’hiver…et St Jean l’Evangéliste, peut être l’occasion d’aborder l’ Evangile dit de St Jean.

Dans le canon des livres formant " La Nouvelle Alliance ", nous trouvons 4 Evangiles : 3 sont appelés synoptiques car ils présentent de grandes analogies et une disposition commune – Matthieu – Luc et Marc.

St Augustin supposait que Matthieu aurait été le premier à écrire son Evangile, Marc en aurait fait un résumé, quant à Luc, il se serait servi des deux. Bien d’autres hypothèses ont été avancées…

Peu importe !…tout est supposition.

L’importance de ces textes n’est pas l’ordre dans lequel ils ont été rédigés…leur priorité n’est pas non plus dans le fait historique…si fait historique, il y a « ? ». Par contre, le contexte durant lequel, ils ont été rédigés est à retenir, car il peut apporter un éclairage quant à ce qu’on voulut faire passer les auteurs.

Ce qu’il y a surtout à retenir, c’est le but pour lequel ils ont été écrits et transmis, à savoir l’édification de l’homme et pour donner un sens à celui-ci et à sa vie.

Toutes les triturations, malaxations qui sont faites à partir de ceux-ci pour en extraire des dogmes, relèvent du charlatanisme, car elles figent ces textes dans un domaine qui n’est pas leur destination. Ce qui est valable pour les synoptiques, l’est également pour les écrits de Jean. Là aussi, la paternité de cet Evangile a été remise en question, s’agit il de Jean, le disciple que Yeschoua aimait ?… à savoir Yohanan ben Zabdi ou un de ses disciples ?…peut-être les écrits d’une communauté dite « Johannique »…ou encore ceux d’un certain Jean « l’Ancien » ou le Presbytre, titre que l’on donnait aux dirigeants des communautés à l’époque, sorte d’évêque d’aujourd’hui…presbytre qui a amené d’ailleurs presbytère et prêtre…Nous retrouvons ce terme à quelques reprises dans les Actes des Apôtres, notamment à une première réunion des différents responsables des communautés (premier concile) qui se tient à Yeroushalaïm vers l’an 50, où il sera débattu de la circoncision des goïm et de divers problèmes des viandes sacrifiées aux idoles, des viandes étouffées et du sang…La convocation des Anciens de la communauté d’Ephèse par Paul.

Ils firent nommés des Anciens dans chaque église… " Actes. des Ap. 14 23

" Arrivés à Yeroushalaïm, ils furent reçus par l’église, les Apôtres et les Anciens " Acte 15 : 4

Les Apôtres et les Anciens se réunirent pour examiner…… " Act 15 : 6

Si nous consultons les Epîtres de Jean qui sont aux nombres de 3, nous nous apercevons que 2 d’entre elles émanent de l’Ancien (la 2ème et la 3ème).        (à suivre)

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 18:04

Notre état émotionnel peut se modifier d’un jour ou d’un moment à l’autre…Des sentiments à la fois négatifs et positifs nous envahissent et difficiles à gérer parce qu’imprévus…Alors on se sent dépassé par cette quantité d’émotions…tentative de recentrage et puis le résultat semble opposé à ce que nous recherchons…perdu et désorienté, il est impossible de gérer et de suiemotion.jpgvre…Alors faut-il imaginer que cela n’est qu’un passage, une période d’Alchimie intérieure nécessaire dans un chemin de transformation sur lequel nous sommes engagés ?…Après la tempête…le calme ?…peut être !…encore faut-il accepter les vagues de ces émotions qui vont et qui viennent, parfois violentes et agressives…parvenir à les maîtriser pour retrouver et maintenir un calme intérieur, se détacher de ses émotions extrêmes pour retrouver notre centre d’harmonie…

Un nettoyage intérieur ?… se confronter à nos démons, à nos ombres ?…nous rencontrons un océan de sentiments, des vagues de tristesse, de joie, de peur, de colère, de regrets, de désespoir, d’espoir…Au milieu de ce chaos intérieur, chercher des repères, des points de référence pour se construire une vie nouvelle, plus juste…Nous pouvons nous sentir seuls dans cette quête intérieure et aliénés par ceux que nous aimons. Cette quête d’acceptation de soi, pour retrouver le chemin de notre sérénité et d’évolution…

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 14:56

L’homme est l’ouvrier qui jette un pont entre le monde supérieur et le monde inférieur et assure le passage entre l’un et l’autre…

(Charles Mopsik : La Kabbale et Kabbalistes)

L’homme se doit d' être un pontife au sens étymologique à savoir être revêtu d’un caractère sacré…capable de se créer un espace sacré, c’est à dire un espace à part pour sa réflexion, sa méditation, son regard sur le monde dans un moment de sérénité…faire le lien entre le haut et les bas…mettre le Un dans le tout et le Tout dans le Un

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 23:46

En ce 3 Décembre, nous fêtons St François Xavier…

Né le 7 avril 1506 près de Pampelune en Navarre. Il fut missionnaire jésuite et surnommé l’apôtre des Indes.. Issu d’une famille de la noblesse de Navarre, il entreprit ses études en France, notamment de théologie à la Sorbonne. Il rencontre Ignace de Loyola et participe à la fondation de la Compagnie de Jésus en 1534. En 1537, il est ordonné prêtre, en 1541, il prend un bateau, avec pour mission d’évangéliser Goa (possession portugaise) et les Indes Orientales.

Il voyagea  Malacca, Moluques, Ambon, Moratai et Ternate…puis débarqua au japon en août 1549…

Il mourut en 1552 après être tombé malade au cours d’un voyage en bateau qui le menait de Malaca à l’Île de Sancian…Il repose dans la basilique de Goa. Il fût canonisé en mars 1622 en même temps qu’Ignace de Loyola par Grégoire XV.

En l’Eglise St Sulpice à Paris on peut contempler quelques tableaux représentant des étapes de la mission de St François Xavier. (voir l'image ci-contre).


       Sa devise était : "  Malheur à moi, si je n’annonce pas l’Evangile ".

 

 

 

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 05:41

Ne cherche pas à calmer ton ami quand il est en colère, ni à le consoler prés du cadavre de celui qu'il pleure, ni à l'interroger quand il est en prière, ni à l'égayer quand il est dans l'abjection
 Ce proverbe peut paraître être une contre vérité en première lecture et pourtant il se dégage de celui-ci un enseignement. Il n’indique pas de laisser à l’écart l’ami en question mais il veut nous faire comprendre que les mots sont inutiles et souvent décalés par rapport à une situation. Une simple présence témoignant l’Amitié, l’Amour, remplace les paroles dites réconfortantes. Le Silence vaut bien souvent toutes les phrases dénuées de sens…Le Silence est la réponse du Sage.

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 15:31

Salomon fut le 3ème Roi d’Israël, Il succèda à son père David et son règne dura de 970 à 931 avant notre ère, une autre datation indique de 968 à 928, tout cela est bien sûr approximatif. Il est dit que ce règne dura 40 ans, 40 étant un nombre souvent repris dans les écrits et d’indiquer que ce fut une période de Paix, de Prospérité et d’Abondance.

Son père avait projeté la construction d’un Temple dédié à la Divinité, c’est lui, Shelomoh’ (Salomon) qui entreprendra l’édification de cette splendeur qui se réalisera en sept ans et demi.

Cet aspect merveilleux du Temple sera repris comme projection de l’image du Temple intérieur de l’homme par les Francs Maçons et la "Sagesse du Roi Salomon "comme référence.

En effet, Salomon se révèlera d’une grande Sagesse, d’une intelligence émotionnelle. Cela se traduira par cette construction et celles de Palais annexes, mais aussi par l’instauration de la Justice et de l’Equité. L’aspect de celles-ci étant relaté par ce qu’il est coutume d’appeler " Le Jugement de Salomon " rapportant la légende de deux femmes se présentant devant lui, une accusant l’autre de lui avoir volé son enfant pour remplacer le sien, mort dans la nuit.

Devant ce conflit, Salomon proposa de couper l’enfant en deux à l’aide d’une épée, ce qui lui permit, par leur réaction, de découvrir qui était la vraie mère de ce nouveau né. (1 Roi, 16-28).

Cette réputation de Grand Sage attirera la curiosité de la reine de Saba qui lui rendra visite pour lui poser quelques énigmes auxquelles il répondra avec toute sa Sagesse légendaire.

On lui attribut des écrits hautement philosophiques et emprunts de cette Sagesse qui le caractérisait. Une certaine critique soulevée par nombre de rabbins pense que ces textes proviennent d’autres sources.

Il serait l’auteur donc sous toutes réserves : de l’Ecclésiaste, des Proverbes, du Qohélet et du Cantique des cantiques.

Puis le temps passant, et que peut être trop de Sagesse nuit à la Sagesse, pensant être protégé par celle-ci et à l’abri de toutes déchéances. Salomon transgressera les lois…Il épousera plus que les dix huit femmes autorisées à un Roi, amassera des richesses, de l’or, de l’argent …possédera trop de chevaux…

Il en fût tout autrement, les constructions, les dépenses somptuaires de la cour entraîneront une augmentation excessive des impôts, il en résultera un soulèvement conduit par Jeroboam, ce schisme conduira à la division du Royaume en deux, une gouvernée par son fils Roboam peu expérimenté et l’autre le royaume du nord composé de dix tribus qui aura à sa tête et reconnu comme roi Jéroboam.

La fin du roi Salomon ne fut pas très brillante sa Sagesse légendaire l’ayant abandonnée ou tout simplement ne l’avait-il pas laissé lui-même se perdre pour privilégier un paraître plus matériel que spirituel ?...

 

 

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 08:09

 

 

L’intérêt porté à cette communauté juive est survenu lors de la découverte de rouleaux de peau qui se révélèrent être des documents d’importance et qui déclenchèrent une convoitise hors du commun. Nous ne développerons pas ici toute la cascade d’épisodes liée à ces derniers, ni le contexte historique très compliqué de l’époque de leur découverte qui rappelons le, se situe en 1947 dans le site désertique de Qumrân, près de la mer morte.

Les Esséniens se sont constitués au cours du 2ème siècle avant notre ère suite à leur opposition à la famille sacerdotale des Asmonéens qui avait usurpé les fonctions de Grand Prêtre après sa victoire sur les Séleucides. Ses membres se retirèrent alors dans le désert pour former  " la communauté de la Nouvelle Alliance ".

Si l’on examine le texte définissant les règles de la communauté, on peut constater que " les convertis du désert " (on les nommait ainsi) – veulent former un groupe qui marche dans la perfection, une communauté à part qui ne désire pas sortir du programme de la Loi (Torah).

 

La Franc Maçonnerie se réclame l’héritière des Compagnons Bâtisseurs, de la Chevalerie, des Templiers, des Mystères de l’Egypte…Au 18ème siècle, elle se réclamait aussi des Esséniens…quelques similitudes dans le fonctionnement de cette communauté peuvent conforter un éventuel héritage…

La démarche essénienne est une démarche initiatique par étape. Seul les membres initiés peuvent entrer dans les bassins destinés aux bains rituels et de prendre part de ce fait au repas communautaire. On était admis à partager ces pratiques qu’après une période de formation et d’initiation qui durait de trois à quatre années. Il y avait plusieurs étapes dans ce parcours préparatoire.

Flavius Josèphe en est un témoin précis (il vécu parmi eux vers l’âge de 16 ans).

 Citons un passage de "la guerre des Juifs" – Livre II (auteur Flavius Josèphe)

"Ceux qui désirent entrer dans leur groupe n’y ont pas accès d’emblée, mais pendant un an, le candidat reste dehors, bien qu’on le soumette au même mode de vie que les autres. Ce postulant reçoit une hachette, une ceinture et un vêtement blanc…

S’il a  donné pendant ce temps la preuve de sa tempérance, il suit de plus près leur régime de vie, il reçoit sa part d’eau plus pure pour les ablutions, mais n’est pas encore admis aux exercices de la communauté !…Car après qu’il ait fait la preuve de sa maîtrise de soi, on met à l’épreuve deux autres années son caractère et s’il s’en est montré digne, on le reçoit alors dans la communauté ". (fin de citation)-

 Un passage de la règle de la communauté conforte le témoignage de Flavius Josèphe :

-citons : " Et tout Israélite volontaire pour s’agréer au Conseil de la communauté, l’homme qui est l’inspecteur à la tête des Nombreux, l’examinera sur son intelligence et sur ses actes. Et, s’il est capable d’observer la discipline, il l’introduira dans l’Alliance pour qu’il se convertisse à la Vérité et qu’il s’éloigne de toute perversité, et il l’instruira de toutes les constitutions de la communauté ". (fin de citation)-

 On note également dans la Règle consacrée à l’admission des candidats, deux responsables aux fonctions différentes. Ce sont deux Inspecteurs – l’un fait office de maître des novices, il doit répondre de la formation des postulants devant l’ensemble de la communauté. L’autre apparaît comme préposé aux biens matériels. L’admission des candidats semble se faire, et sur le plan spirituel et sur le plan matériel, sous l’œil patenté de ces deux maîtres respectifs. On perçoit bien les étapes d’une véritable entrée dans un Ordre.

Dans aucun groupe, ni mouvement connus du monde juif d’alors, il n’existait de telles règles de vie.

 On peut encore citer quelques passages significatifs de la règle qui parleront d’une manière significative à certains visiteurs de ce blog…

 

Nous citons : " Chacun apportera son savoir aux délibérations de la communauté… "

                     " Que personne n’intervienne tandis que parle son prochain, avant que son frère n’est fini de parler. De même qu’on ne parle pas avant celui dont le rang est inscrit avant son tour. Quiconque est interrogé parlera à son tour "

                     "Dans la session des Nombreux (1), nul ne doit prononcer une parole sans l’autorisation des Nombreux sauf l’Inspecteur des Nombreux ".

                     " Tout homme qui a quelque chose à dire aux Nombreux, cette homme se mettra debout sur ses pieds et dira – J’ai quelque chose à dire aux Nombreux…- s’ils le lui ordonnent…il parlera ".

 

 Une communauté essénienne pour être viable devait compter un effectif minimum de 10 membres pour satisfaire aux exigences des règles nécessaires, l’une des premières concerne le repas communautaire, présidé par un prêtre… "il n’ y aura pas moins de 10 convives "-(dit la règle).

 Lors de la découverte de ces rouleaux, les premiers travaux attribuèrent ceux-ci aux Esséniens qui auraient vécus là, à Qumrân, dans cet édifice dont il ne reste que des ruines, et qui se trouve à proximité des grottes ou dormaient ces rouleaux dans des jarres à l’abri des regards…aujourd’hui certains spécialistes remettent en question cette idée en avançant des arguments qui sont aussi recevables que ceux des origines de cette affaire. Un mystère plane sur ces documents et leurs auteurs  -  à suivre……(Dans un prochain article, nous aborderons un autre aspect de cette communauté…)

 

 

1) Nombreux : un des noms des Esséniens, probablement celui utilisé lors des rituels et conseils.

 

Un livre documenté concernant le sujet : Les Manuscrits de la Mer Morte – la voix des Esséniens retrouvés de André Paul…chez Bayard éditions /Centurion.

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