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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 07:36

Nous voilà rendu à la lettre ….cinquième lettre de l’alphabet hébreu et de valeur 5.

Après Dalethla porte……Hé, c’est la fenêtre

Fenêtre qui apporte la lumière, mais celle aussi qui s’ouvre vers la vie, celle qui apporte le souffle, d’ailleurs sa prononciation ne nécessite qu’une exhalation d’air.

Elle participe à la construction du Tétragramme יהוה

Nous la trouvons par deux fois dans celui-ci relié par la lettre Vav, celle-ci étant une lettre de liaison (nous le verrons dans la prochaine approche), cette liaison nous indique que ces deux Hé sont inséparables, ils symbolisent la vie d’en haut et la vie d’en bas.

Le souffle du Principe, insufflé dans la narine de l’Adamהא-אדם ha-adam

Dans les Ecritures le premier homme est souvent indiqué comme ci-dessus…l’article  "le " ou "l’ " est construit sur la base de la lettre  …à savoir הא "le-la-les "…accolés au nom du premier homme, manifestent ce souffle primordial indispensable à la vie.

Cette lettre flanquée d’une apostrophe "‘ ה "remplace le mot Ha-shem qui signifie littéralement, "le Nom" et désignant communément "Dieu "

 Un autre exemple אברם Avram après sa rencontre intérieure avec le Principe, devient אברהם  Avraham  là, aussi la lettre vient s’insérer dans le nom, le souffle du Principe vient changer la destinée du personnage…de père élevé, signification d’Avram…il devient père d’une multitude (père des peuples) – signification d’Avraham…

On notera le même phénomène pour son épouse Saraï qui deviendra Sarah שרה avec la lettre Hé qui vient en fin du nom.

La lettre placée à la fin d’un mot en marque la féminité. L’épouse d’Avraham retrouve son rôle féminin celui de donner la vie, n’oublions pas qu’elle était stérile en tant que Saraï…Tous deux reçoivent dans leur nom la lettre Hé souffle de vie qui va leur permettre de procréer et d’avoir une descendance…

 Cette lettre Hé est utilisée aussi dans le sens de "voici "(pour donner)

Elle est aussi un cri de joie spontané…cette exaltation qui se manifeste par un simple souffle "hé ! "

 Sa valeur 5 symbolise les cinq degrés de l’âme (je ne développerai pas ce symbolisme ici, il fera l’objet d’un article..)

5 – symbolise également le Pentateuque (la Torah)

5 – se trouve au centre des unités de 1 à 9…c’est le centre de nos pensées, paroles et actions dans la recherche de l’unité…l’ici et maintenant…

5 – c’est aussi le nombre de l’homme qui s’inscrit parfaitement dans le pentagramme (étoile à cinq branches) – lieu où l’homme peut faire le lien entre le physique et le spirituel par l’intermédiaire de ses cinq sens…
Cette étoile reprise dans le symbolisme maçonnique guide l’homme dans sa démarche initiatique……

 

Si Daleth ד est la porte qui s’ouvre sur le monde matériel de la création…ה est le fenêtre qui s’ ouvre sur le monde spirituel.

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 07:08

 

 

Daleth est la quatrième lettre de l’alphabet hébreu et donc de valeur 4…
Elle a pour signification "la porte ".


La porte vers le monde…nous avons eu précédemment…Le Créateur, la création, le mouvement et celui-ci nous conduit à la porte, cette porte qui s’ouvre sur le monde stabilisé de la Création….pénétration dans la matière et en même temps appauvrissement de la Lumière de " l’Ein-Sof " (l’infini).

Cette lettre Daleth pourrait être associée à un symbole de pauvreté, ne serait-ce que par les deux premières lettres qui la composent et qui forment  דל signifiant pauvreté.

Daleth symbolise également l’existence physique dans les 4 directions…(par sa valeur 4)

Chez les Kabbalistes, la valeur 4 de cette lettre traduit le mode de création de l’univers en quatre étapes…au travers des quatre mondes :

Mondes de l’Emanation …de la Créationde la Formation et de l’Action. Et de ce fait nous pouvons dire 1+2+3+4 = 10…

10 séphiroth contenus dans les 4 mondes….

Daleth…les différentes portes à ouvrir durant notre parcours dans ce monde de l’Action, mais aussi celles de notre parcours initiatique, pour ceux qui en ont emprunté un !…Portes de plus en plus étroites…

 Associée à la lettre qui précède Guimel  ג nous obtenons deux mots par effet miroir :   דג  "dag "le poisson, mais c’est aussi le germe symbole de prolifération (comme les poissons dans les rivières et les océans). La projection miroir de ce mot donne גד "gad "bonheur.

 

Celui qui ne sait pas se faire germe peut-il prétendre au bonheur ?………

L
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 11:36

      Nous voilà à la troisième lettre de notre alphabet hébreu…de valeur 3. Addition de l’Aleph-1- et de Beith2-

 Guimel suit directement le Beith qui représentait par sa valeur 2, la dualité ou plutôt les opposés. Guimel est en rapport avec le mot Gamla, ce mot désigne un pont qui réunit deux endroits, deux rives.

  Guimel compense le déséquilibre entre deux forces opposées pour les fusionner en une seule…

 Aleph symbole du créateurBeith la création, et le mouvement déclenché trouve la stabilité dans le Guimel…cette lettre par sa valeur 3 représente la stabilité, mais aussi la complémentarité du Créateur avec sa Création.

Guimel symbolise le mouvement parce qu’elle vient de Gamal, le chameau, signe de richesse sur les terres bibliques et aussi de déplacement, de transport, de mouvement.

La forme de cette lettre est constituée d’un Vav représentant un homme debout et d’un Yod pour ses pieds pour impliquer le mouvement.

Associé à la lettre Beith qui le précède dans l’alphabet et qui représentait les opposés ג ב prononcé Gab indique un mouvement d’élévation (hauteur…point haut) et prononcé Geb initie un mouvement de descente (descente dans un puits)…La montée dans la Lumière et la descente dans les ténèbres, le mouvement perpétuel entre deux opposés qui, en les harmonisant accomplit le « miracle » de la chose Une.

Ces deux lettres Guimel et Beith participe à la construction du vocable trilitère Geber  ג ב ר qui signifie l’homme fort, l’homme debout, (rappelant la forme de la lettre elle-même, indiquée ci-dessus).

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 10:03

      Inutile de rappeler que le NOM du Principe des principes  formé par ces quatre consonnes est  imprononçable.

Il ne peut être qu’épeler. Cependant en l’analysant on peut y trouver nombre d’approches.

Une à mon sens d’importance, est celle qui met en évidence le contenu féminin et masculin de ces quatre lettres jetant aux orties l’interprétation d’un Dieu masculin, d’un Dieu le Père.

 

La première lettre le Yod, est une lettre évoquant le masculin, nous évoquerons le symbole de semence, d’action et également de Création par sa valeur 10 (les 10 paroles des temps de la Création) quand nous analyserons cette lettre.

La deuxième lettre le Hé, est une lettre féminine – petit rappel placée à la fin d’un mot elle en indique le féminin…elle est aussi le souffle de vie. Yod semence, Hé souffle de vie donne Yah qui est l’ Être et dans son sens générique c’ est bien un principe masculin-féminin.

 La troisième lettre le Vav est une lettre de liaison, elle relie les deux Hé du tétragramme…la vie d’en haut et la vie d’en bas…souffle spirituel et notre propre souffle se mêlent…

« Il insuffla un souffle de vie dans ses narines »…(celles d’Adam)…et il devint âme vivante »…et c’est à partir de ce moment que l’homme va pouvoir donner un nom aux animaux…car donner un nom c’est faire exister…

on existe….on est par le Verbe…

 D’ailleurs avec les consonnes qui composent le Tétragramme…en les combinant elles nous permettent d’écrire :

ה ו ה  Hoveh        ה י ה    Hayah              י ה ה   yeheh

 

  il est                     il était                       il sera

Les trois dimensions du verbe être…présent, passé et futur…
l’Être est le temps…
Le Tétragramme transporte l’éternité de l’Être…

  On peut constater également que par une combinaison des lettres du Tétragramme on peut aussi écrire :

           ה ו י ה    Havayah  signifiant l’existence….

  La particularité de ce Tétragramme est d’avoir la valeur ajoutée du mot UN (unité) à celle du vocable AMOUR….
chacun valant 13 et donc additionné nous donne une valeur de 26…

  Ce nombre 26 se trouve entre 25 et 27 

25 étant un carré………….5x5

27 état un cube……………..3x3x3

Seul le nombre 26 à cette caractéristique…

  25 c’est la surface…………27 c’est le volume –
le Tétragramme est une clé qui permet de passer de la surface (du superficiel) au volume (la spiritualité) – ce qui donne la possibilité à l’homme d’une élévation, d’ouvrir la porte d’une autre dimension.

 Dans nos textes fondateurs plusieurs noms sont utilisés pour désigner le Principe, ceux-ci sont toujours liés à une action. Dans la conversation courante, il est utilisé le vocable – ha-shem – littéralement « le nom ».

Dans les textes ou prières, il est courant de trouver le mot –Adonaï – qui a une connotation de « seigneur », de « prince »

 

Exemple :  “ Shema Israël, Adonaï Elohenou, Adonaï Eh’ad...”

                  Ecoute Israël, le Seigneur est ton Dieu, le Seigneur est Un”

 

Le Tétragramme n’a pas d’étymologie connue et ne s’applique à aucun autre Être. Il n’était prononcé que dans le sanctuaire par le Grand Prêtre le jour de jeûne…et par les prêtres sanctifiés pour la bénédiction sacerdotale. Il ne nous reste peu de chose sur la manière dont il était prononcé.

Ce qui fait que ce Nom a une si haute importance et qu’on se garde de le prononcer, c’est qu’il indique l’essence même du Principe des principes.

 Il est écrit dans les Proverbes :

 « Une tour fortifiée est le nom yod-hé-vav-hé, en lui court le juste et est élevé ».

 

 

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 09:52

Beith, deuxième lettre de l’alphabet a pour valeur 2
C’est elle qui ouvre la Torah dans le mot
Bereshith dont elle est l’initiale. Elle doit cette faveur au fait qu’elle est aussi l’initiale du mot « barakhah » qui signifie bénédiction.

Si Aleph était un silence, Beith est la première lettre de l’alphabet qui a une sonorité…une vibration, cette vibration qui va ouvrir la création Beriah – בריאה (beith-reish-yod-aleph-hé)

La signification de Beith est maison, elle exprime une idée de contenant, de matrice par sa forme…c’est une lettre féminine.
  Le hiéroglyphe égyptien indiquant la maison est un rectangle ouvert (vers le bas) – le beith proto-sinaïtique était un carré ou un rectangle complètement fermé…le beith hébraïque est ouvert sur la gauche…Faut-il considérer que les égyptiens et les hébreux voulaient que la Lumière pénètre cette maison ?…

Beith ha-Miqdash – le sanctuaire – la lettre Beith ouvre ce vocable, elle symbolise donc ainsi un lieu de sainteté. La lumière pénètre ces lieux, celle du jour et celle du Principe des principes, mais doit aussi rayonner sur l’extérieur d’où l’intérêt de cette ouverture.

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 11:22

 

Qu’en est-il de cet épisode du récit allégorique de la Création que l’on appelle Péché ou Faute Originel ?…

S’agit-il en fait, d’un péché, d’une faute ou encore d’une chute comme il est dit parfois ?…

Faut-il lire le texte dans sa signification littérale ?…voilà bien des questions auxquelles on peut essayer de répondre…

 La doctrine du péché originel est une approche de la théologie des chrétiens occidentaux, le christianisme oriental l’ignore, tout comme le Judaïsme et l’Islam.

Cette notion fut inventée par Augustin d’Hippone au lVème siècle,  et confirmée par l’Eglise catholique au Concile de Trente en 1546.

 Le texte de la Genèse, ne parle dans aucun verset de péché originel…c’est d’après un verset d’une Epître de Paul que, Augustin d’ Hippone instaure le concept, et le nomme péché originel.

 « C’est pourquoi, comme par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché ». Epit.Rom.5-v.12

 Partant de ce passage, Augustin explique que ce péché se transmet à tous les hommes par hérédité, il en fit le péché de chair jetant ainsi le discrédit sur la sexualité.

 Voilà comment, on fabrique une culpabilité universelle !

 Cela permettra également de donner une autorité morale à la misogynie, en faisant retomber tout le poids de cette situation sur la femme. On verra les Cathares contester le sacrement du mariage sous prétexte que celui-ci donnait une légitimité à l’union charnelle de l’homme et de la femme, union à l’origine du péché du premier couple.

Revenons au texte, le mot hébreu qui a été traduit par péché est H’ata qui s’écrit avec les lettres H’eith-Teith-Aleph il est traduit aussi par faute, mais dans un sens plus large, il a une connotation de but manqué  que l’on retrouve en prenant chacune des lettres qui le composent :

H’eith      ח       c’est la barrière

Teith    ט      le serpent, mais de par sa forme, c’est le serpent qui se  mord la queue symbolisant une évolution, un cycle, d’ailleurs sa valeur 9 confirme cette notion de cycle et le 9 annonce le retour à  l’unité, que nous trouvons dans la 3ème lettre qui suit, le Alpeh.

Aleph    א     qui est l’unité

 H’ata est la barrière à un cycle, une évolution qui mène à l’unité.

 D’après l’allégorie des origines, « l’homme » a été créé mâle et femelle…
La fameuse androgynie primordiale
ces deux pôles de sa nature humaine sont en parfaite harmonie…
jusqu’à la consommation de "l’Arbre de la Connaissance"…

 C’est le pôle féminin qui est interpellée par na’ash (le serpent).
Mais na’ash c’est aussi le devin…
alors ce côté féminin, ne serait-il pas, l’intuition ou une sorte de partie divinatoire de l’humain ?…

Cet arbre de la Connaissance est bon…le féminin en propose au masculin, ils sont encore en harmonie…
et juste après ils découvrent leur nudité, leurs différences…
ils ont la Connaissance, une barrière H’eith (initial de H’ata) se dresse…i
lls ont pleine conscience de leur état et de suite éprouvent le besoin de caché ces deux modèles d’humain…en s’habillant de quelques feuilles…

 

Alors le Principe Créateur va leur remettre des aubes de peau…

-peau en hébreu s’écrit Ayin-Vav-Reish   ע  ו  ר   et sa prononciation à pour homonyme le mot-lumière-qui s’écrit :

 Aleph-Vav-Reish  א ו ר

Symboliquement n’y a t’il pas derrière cette peau (vêtement corporel) une lumière cachée (spiritualité) ?…

 La différence entre ces deux mots –peau et lumière- c’est la lettre initiale :

-peau- commence par la lettre ayin (l’œil) – dans la symbolique de cette lettre il y a une représentation de la personnalité, un passage dans le domaine limité du visible qui montre des apparences qui peuvent être trompeuses. Passage de l’invisible au visible. 

 -lumière- a pour initiale le –aleph- lettre de l’Unité, de l’harmonie.

 Le Paradis symbolisant le centre de la spiritualité, ils doivent le quitter pour faire face à tout ce qui est matériel…
En consommant de l’arbre de la Connaissance, ils ont choisi leur libre arbitre…
iIs doivent retrouver le chemin de la spiritualité en passant par les difficultés matérielles.

 L’homme appela sa femme Eve – Hawwah Heith-Vav-He. ח ו ה 

 Heith, la barrière…..Vav, lettre de changement d’état…
He,la fenêtre et de par sa prononciation est un souffle, le souffle de vie –
placée à la fin d’un mot, elle en indique le féminin.

 Adam, Adamah porte en lui le questionnement mah-en hébreu.

 Alors la féminité sera t’elle une barrière ou une fenêtre, Heith ou He ?…
L’accès à une vraie spiritualité qui est souffle de vie (Hé) passe par l’harmonisation de l’Être intérieur qui est masculin-féminin…
il faut faire sauter la barrière (Heith).

Questionnement pour l’homme depuis la nuit des temps.

 

Alors, péché, faute originelle, chute…ou but manqué ?…

 

(cette analyse n’engage que son auteur…)

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 10:45

Ce joli conte est inspiré des écrits sumériens…Cette notion de déluge existe bien avant l’épisode qui nous intéresse.

La lecture de ce texte dans sa version traduite, ne permet pas une analyse très détaillée du message contenu dans ce passage.

A cette époque où se situe le récit, l’humanité n’a pas évolué dans le bon sens…
au contraire que de buts manqués !…

(les éxégètes parlent de prolifération du péché, compte tenu de ce que renferme cette notion, nous préférons l’écarter, voir notre article sur le péché originel).

Ce modèle d’humanité doit disparaître pour faire place à autre chose…cela va passer par une notion de mort et de renaissance (thème que l’on retrouve dans tout chemin initiatique).

 

La notion d’Arche est bien connue des textes bibliques…Ici, il s’agit du mot hébraïque Téva תבה qui est employé et qui signifie "coffre, boîte".

On retrouve ce vocable -Téva- dans l’épisode de Moïse récupéré sur les eaux dans une -Téva- dans ces deux épisodes une notion de mort, de disparition émerge :

Dans le premier, nous l’avons dit précédemment, dans le second, ce sont les nouveaux mâles des hébreux qui doivent disparaître, mourir…

Dans le premier récit, Noé "le juste" est l’élu par qui quelque chose de nouveau va renaître…
Dans le second c’est Moïse qui va être le guide d’un nouveau peuple formé d’individus essentiellement nomades de diverses origines et tributaires pour leur existence de l’Egypte où ils avaient pour la plupart, suite à des famines, trouvés refuge, travail et nourriture…

Revenons à l’épisode de Noé…qui n’est pas bien sûr à considérer comme un récit historique mais plutôt comme une trame initiatique…Il est d’évidence qu’à l’époque et encore aujourd’hui, quel navire pourrait contenir ce que Noé devait y faire rentrer ?…

« Lui-même et toute sa famille et de tous les animaux purs, sept couples de chaque espèce…des animaux impurs, un couple de chaque…et des oiseaux sept couples également de chaque espèce ».

 Le mot Téva peut être pris dans un toute autre sens que coffre ou boîte…Il peut être interprété dans le sens de -mot- comme l’indique le Talmud dans l’expression :

Téva bat chété otiyot qui signifie un mot de deux lettres ou encore cette expression courante raché tévot le sens premier étant tête de mots, c’est à dire initiales.

Et dans cette nouvelle approche que nous offre le mot téva…il ne s’agit plus d’aller vers un bateau et d’y entrer…mais comme le préconisait le Baal Chem Tov, de pénétrer dans le mot pour en retrouver toutes les dimensions et profondeurs...

D’ailleurs ceci nous est confirmé par les dimensions suggérées de ce coffre (arche pour le traducteur) :

Longueur = 300 coudées    -    Largeur = 50 coudées    -    Hauteur = 30 coudées soit un total de 380 valeur du mot -lachone- לשן qui signifie la langue (à la fois organe physique et langue d’un pays).

L’invitation est de ne rien figer par l’unique définition d’un mot, mais au contraire d’aller rechercher toute les dimensions de celui-ci pour donner un autre sens au sens, de ne pas se retrancher derrière les œillères d’une unique interprétation ou de dogmes dépassés, mais au contraire de s’élever dans l’échange…ou comme on dit aujourd’hui, élever le débat.

N’y a t’il pas derrière cette approche, une réelle approche du chemin initiatique qui est de donner un sens au sens…un sens à sa vie ?…c’est ce que propose également la Kabbale et les Kabbalistes et c’était aussi l’approche des Egyptiens de ne rien figer, parce que ce qui est figé est mort…ils n’avaient d’ailleurs point de dictionnaire…

Nous terminerons cet article par un passage de La Poétique de l’espace de Gaston Bachelard :

 

« Les mots – je l’imagine souvent – sont de petites maisons avec cave et grenier. Le sens commun séjourne au rez- de- chaussée…Monter l’escalier dans le mot, c’est de degré en degré abstraire.

Descendre à la cave, c’est rêver, c’est se perdre dans les lointains couloirs d’une étymologie incertaine, c’est chercher dans les mots des trésors introuvables. Monter et descendre, dans les mots mêmes, c’est la vie du poète.

Monter trop haut, descendre trop bas est permis au poète qui joint le terrestre à l’aérien.

Seul le philosophe sera-t-il condamné par ses pairs à vivre toujours au rez-de-chaussée ?… »

 

Alors ce récit dit de l’Arche de Noé est-il une invitation à devenir poète ?…

 

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 10:12

Dans la série de nos articles sur la Kabbale, Je vous propose une approche des lettres de l’Alphabet Hébraïque, nous allons donc aborder dans celui-ci, la première lettre qui est le Aleph.

 

א Chaque lettre de l’alphabet hébraïque a une valeur numérique, pour celle qui nous intéresse dans cet article c’est la valeur 1 correspondant à sa place parmi les lettres. De part cette valeur, elle est le symbole de l’unité. Nous dirons aussi que l’alphabet commence par un silence, puisque le Aleph n’a pas de son propre, il ne se vocalise qu’à l’aide d’une voyelle, il peut se prononcer : aé – i – o – ou .

Le Aleph n’est audible que par le son que l’on lui donne.

Lettre d’Unité, elle est donc par essence symbole de stabilité.

Son graphisme se compose d’un yod   י vers le haut et d’ un autre yod vers le bas reliés par un vav   ו représentant un lien entre le monde d’en haut et le monde d’en bas, sorte de centre spirituel qui peut s’expliquer par la valeur additionnée des lettres qui composent le graphisme…deux י (yod) soit deux fois 10 et un ו (vav) de valeur 6 soit donc un total de 26 qui n’est autre que la valeur du tétragramme (yod-hé-vav-hé) =(10-5-6-10)

Aleph ouvre le mot e’had – אחד (aleph-h’eith-daleth) qui signifie « unité » et de valeur 13. Aleph est aussi l’initiale du mot ahava אהבה (aleph-hé-veith-hé) qui signifie « amour » et également de valeur 13.

Unité et Amour même valeur, même énergie – peut-il y avoir Unité sans Amour ? – et Amour sans Unité ?…et l’addition des deux ‘26’ nous renvoie au Tétragramme confirmant que celui-ci est « un » et « amour ».

Aleph s’écrit – “aleph-lamed-phé” donnant une valeur développée de ces trois lettres de (1+30+80)= 111…..confortant l’unité de Aleph car 111 est la valeur numérique de l’expression « eh’ad hou Aelohim » qui signifie « Un est Aelohim ».

Prononcé « alaph » le sens devient apprendre, s’instruire…pour cela n’est-il pas nécessaire de savoir lire, donc de connaître les lettres qu’Aleph entraîne dans son sillage….

Prononcé « éleph » signifie bœuf, gros bétail, mais aussi famille pouvant symboliser la force du groupe…l’alphabet est une famille de lettres représentant un force de communication dont Aleph en est la tête, le chef de file…d’ailleurs prononcé « alouph » la signification en est chef, maître, prince.

Dans le ballet des lettres lors de la création, Aleph s’est entendu dire par le Principe des principes « Mon unité ne sera exprimée par un autre que toi, sur toi seront basés tous les calculs et les opérations du monde, et l’unité sera seulement exprimée par la lettre Aleph.

Aleph n’est pas simplement chef de file de cet alphabet, mais par ce qui précède, Aleph est fait Prince ou Maître indispensable à la construction et à l’unité du monde.

 

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 10:07
Nous aborderons ici, quelques principes de la Kabbale...
Principes de base, dans un premier temps, pour aller plus avant dans les différents articles à paraître...
La définition...ce qu'elle est...ce qu'elle peut apporter à celui qui cherche une autre approche de nos textes fondateurs...Nous analyserons l'alphabet hébreu et les spécifités de chacune des lettres qui le composent.
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 09:57
Quand on veut pénétrer dans un jardin, il faut se préparer à être enivré de parfums subtiles, à y voir des fleurs aux couleurs insoupçonnées, des fruits appétissants et parfois inconnus...et puis, émerveillé par toute cette beauté, on a soudain envie que cet endroit soit notre propriété...

Mais, ne serait-il pas plus profitable, et surtout plus exaltant que de réaliser, construire, cultiver un tel endroit, apprendre à écouter les fleurs, à parler aux arbres, à deviner des parfums ?...

La Kabbale, c'est comme ce jardin....Allons voir le jardinier pour qu'il nous guide, nous initie...nous donne envie de faire pousser de belles fleurs, de récolter de beaux fruits et que ses parfums deviennent nos parfums.

 

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