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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 07:57

 

Yod vient de yad qui signifie la main…c’est la main tendue. Cette lettre symbolise par sa valeur 10, le Création par les "Dix Paroles du Principe".

 

C’est la plus petite lettre de l’alphabet, mais c’est elle qui contient le plus de puissance. Elle peut se comparer à l’axe d’une roue dont la moindre impulsion peut déclencher un mouvement important.

Elle symbolise la puissance de manifestation et d’action, tout comme la main dans le corps .

C’est donc un principe producteur et actif ; entretenant l’existence de l’individu, son noyau spirituel dans le but d’un devenir perpétuel.

L’addition d’un Yod à un mot en projette le temps futur.

 La construction de Yad – la main - se fait à l’aide des lettres Yod Vav Daleth

יד qui nous donne la valeur 14 comme les 14 phalanges des 5 doigts qui la forment. Les deux mains réunies produisent –la force - et nous donnent 14+14 =28 soit koa’h en hébreu qui signifie la force.

Yad prend racine dans les most – yadad et yadah – qui sont les verbes jeter et lancer, ce qui se fait principalement par la main…

 La valeur 10 de Yod représente la réalisation de l’unité. Il représente également le recommencement après le fin d’un cycle ou encore l’aboutissement de l’unité.

 

Yod est également l’initiale du TétragrammeYod,Hé,Vav,Héיהוה- elle ouvre le Tétragramme comme elle ouvre la Création.
Sa petite dimension symbolise que la plus petite semence peut produire le plus grand de l’Univers.

 

 

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 09:10

Cette lettre symbolise un changement d’état…Selon une tradition, elle ferait allusion à Tith – טיט – la boue- qui représente l’enveloppe permettant la mutation, le changement de peau, comme chez le serpent. La boue est le symbole de la matière dont l’homme aurait été formé, et à laquelle il retournera…la forme de Teith ressemble à un serpent lové dans l’attente de sa mue…

 

La valeur 9 de Teith annonce une fin et un recommencement…c’est le chiffre de la perfection qui mène au retour à l’Unité dans le 10

 

La première fois que cette lettre apparaît dans la Torah, c’es dans la Genèse quand le Principe dit : (parlant des divers temps de la Création) " Cela est bon "– bon en hébreu c’est Tov טוב - initié par la lettre Teith –

La valeur du vocable Tov est de 17 – les secondes "Tables de la Loi "contenaient 17 mots de plus que les premières…Est-ce à dire qu’elles étaient meilleures que les premières et qu’il fut donc nécessaire que Moïse les détruise à la vue du veau d’or qu’avaient fabriqué les juifs et qu’ils s’étaient mis à idolâtrer durant son absence ?…

Et pourtant cette lettre est absente dans les 10 commandements, ainsi que dans les noms des Séphiroth. Peut-être qu’associée à celle qui la précède H’eith – elle inscrit une des formes du mot péché ou but manqué (comme nous l’avions évoqué dans l’article précédent).

C’est sûrement pour cette raison que dans la symbolique du 9 (valeur de Teith) nous trouvons cette idée de repli sur soi-même en vue de provoquer l’éclair de l’intuition…

 

Les 9 premières lettres que nous avons abordés sont les outils du Principe que nous devons aussi nous approprier, elles contiennent les secrets du métier qui consiste à devenir des Hommes…

Car on ne naît pas homme…on le devient……

 

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 08:48

Né à Padoue en Italie en 1707 – Il est l’un des plus éminents cabalistes du XVIIIème siècle.

 

Très jeune, il côtoie les Sages de son époque, apprend le latin, la poésie et les belles lettres. A 14 ans, il connaît toute la Kabbale d’Itshak LOURIA.

A 17 ans, il écrit un traité sur les règles régissant les langues et de l’hébreu en particulier, intitulé Lachon limoudim.(1724)

 Sefer ha-igayon (Livre de logique) écrit en 1742 durant son séjour en Hollande.

Sod hachem Lireav (le secret de YHVH est pour ceux qui le craignent) et Binyam Olam (L’Edifice du monde) qui sont des essais d’une physique cabaliste.

 Il est également l’auteur de pièces de théatre.

Grand Cabaliste, il ne fut pas reconnu par le rabinat de son époque ; calomnié, déstabilisé, fatigué, il quitte l’Italie en 1735 et part vers la Hollande en passant par l’Allemagne.

 En 1743, il réalise son rêve, aller en Israël. Avec sa famille, il se retrouve près de Tibériade et de Safed. En 1746, une épidémie de peste frappe la région, Luzzatto atteint par cette maladie décèdera à St Jean d’Acre, cette même année, sa famille également sera décimée par ce mal. On dit que son tombeau est au côté de celui de Rabbi Aquiba.

 

Il est l’auteur de Hoquer ou Mequoubal – le Philosophe et le Cabaliste, où il répond aux détracteurs de la Kabbale que sont les philosophes et les théologiens, en exposant les fondements de la doctrine de son Maître Isthak LOURIA.

 

 

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 07:22

La lettre Heith a pour valeur 8…

 

Dans son sens courant Heith désigne une barrière qui sépare l’intérieur de l’extérieur.

Elle évoque un endroit entouré de clôtures où les forces doivent apprendre à vivre ensemble…

Elle peut évoquer également la séparation des vivants et des morts du fait qu’elle ouvre le mot h’ayothחיות  qui signifie (bêtes) mais plus littéralement – vitalité, vivant.

Elle a donc le caractère représentant un réservoir de vitalité, d’abondance d’énergie…

 Sa valeur 8 est celui du service de la divinité qui peut nous conduire à l’élévation…

C’est le huitième jour, celui de la circoncision…

8 c’est l’Univers en mouvement et en transformation (vitalité de la création dans son entier)

 H’eith est l’initiale du vocable H’atathחטאת le péché, le but manqué qui n’est peut-être que le fait de ne pas passer la barrière pour se retrouver dans ce réservoir de vitalité…dépasser ses limites afin d’accéder à la transcendance…

 

Une vie qui ne rencontrerait pas de barrières serait stérile…l’homme a besoin d’être confronté à des barrières pour entrer dans la vie réelle, sinon son expérience en ce monde ne serait qu’illusion
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 07:02


L'aleph -Tav : les deux lettres qui enveloppent l’alphabet hébraïque, ou lettres frontières….

L’Aleph qui le commence (lettre de droite)…et le Tav qui le clôture….(celle de gauche)….l’écriture dans cette langue se lit de droite à gauche….
Chacune d’elle représente une énergie compte tenu du nombre qu’elle représente :

- les Neuf premières représentent les unités de 1 à 9…
Aleph à Teith
- les Neuf suivantes les dizaines de 10 à 90…………...Yod à Tsadé

- les Quatre dernières les centaines de 100 à 400…….
Qof à Tav

Il en résulte un principe : écrire une lettre ou un mot, c’est écrire un nombre et inversement.


Ce qui permet de donner une valeur aux mots…cette valeur pourra être appliquée comme son énergie…ou l’intensité de sa vibration, puisque chaque lettre est une vibration.
Cette technique se nomme
GuematriaElle permet également le commentaire symbolique des lettres par rapport aux nombres qui leurs correspondent
…Ceci pouvant s’appliquer à une lettre, un mot ou groupe de mots…
C’est l’occasion pour le Kabbaliste, de comparer des vocables de même valeur…et de tenter de les analyser pour en trouver des rapports éventuels…

 Pour illustrer ce propos, quelques exemples afin de mieux comprendre ce procédé……
UNITE…en hébreu se dit Eh’ad valeur de ce mot : 13

De la même valeur, nous trouvons le mot AMOUR…en hébreu Ahavah

 Pour que l’UNITE soit réelle…dans un couple, dans un groupement, ne faut-il pas qu’il existe un lien d’AMOUR ?….

 L’addition des deux me donne 26 qui est la valeur du Principe inéffable représenté par le Tétragramme…(Yod-Hé-Vav-Hé)…

 Ne dit-on pas dans nos textes fondateurs que le Principe des principes est Un et Amour ?..
Un autre exemple : Adam qui s’écrit –
Aleph, Daleth-Mem…… a pour valeur 45…identique à ….Mem,Hé…..Mah qui signifie – Quoi (le questionnement).
L’homme n’est il pas la grande question de la création….et lui-même n’est-il pas en questionnement permanent ?…


La guématria permet d’autres techniques de lecture, dont nous aurons quelques approches dans un prochain article.
Tout le travail du kabbaliste, consiste à donner du sens aux textes, aux mythes…dans le seul but, que rien ne reste figé, et que ne s’installe le dogme.

 

 

Un texte doit être vivant, et être nourri par les divers réflexions et échanges, ainsi vivra la Tradition.

 

 

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 06:56

Golem peut se traduire par informe, brut.

Parti d’une masse informe à base d’argile, un rabbin modela une forme humanoïde,

La légende dit que le rabbin pratiqua prières et jeûnes avant de sélectionner l’argile avec laquelle il réalisa le Golem…puis il prononça le Shem ha-mephorash  - le nom explicite. Puis il procéda à une marche circulaire durant laquelle il prononça 221 formes d’alphabet. Puis, il inscrivit sur le front de sa créature, trois lettres :  אמת  -  aleph   -   mem   -   tav   signifiant "vérité ". Emeth

Ces trois lettres couvrent l’alphabet hébraïque puisque nous y trouvons – aleph Tav première et dernière lettres avec en leur milieu la lettre Mem qui est elle même au centre de cet alphabet…

Ce qui fit prendre vie à sa réalisation…

La force brutale de cette créature pouvait contraindre son concepteur à le détruire en faisant son rituel de création dans le sens inverse…En effaçant la lettre Aleph א ne laissant que le mem et le tav  מת  formant le mot meth signifiant mort.

 

La légende rapporte qu’un soir Rabbi Loew (rabbin kabbaliste) à Prague aurait oublié de mettre son Golem en sommeil comme il le faisait avant chaque shabbath…et alors qu’il chantait les psaumes de ce jour particulier à la synagogue, on vint l’alerter que sa créature folle semait la panique dans la ville…abandonnant la cérémonie, il se précipita bousculant tout sur son passage pour parcourir la ville, à la recherche de ce qui était devenu un monstre…l’ayant rattrapé, il parvint à le neutraliser. Il retourna à la synagogue pour continuer la cérémonie d’entrée du Shabbath.

 

On dit qu’il enterra les restes du Golem dans les combles de la synagogue…Par la suite, un seul rabbin osa se rendre auprès du Golem anéanti, et quand il revint de cette visite particulière, il prononça l’interdiction à quiconque de s’en approcher.

Plusieurs analyses ressortent de cette légende :

-         La volonté d’exalter la puissance du Verbe, mais le danger c’est le risque de ne pouvoir la contrôler…

-         Créer un Golem, c’est vouloir démontrer sa propre capacité à être comme Dieu

-         Une autre version parle de la volonté de créer un Messie destructeur…

 

A mon sens, quelque soit le but, il s’agit de la prétention humaine de vouloir aller au-delà de ses capacités et que de vouloir paraître fini par être destructeur et que seule la maîtrise de soi peut reprendre le dessus.

En conclusion je dirai :

Cesser de "Paraître "pour finir " par "Être "

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 07:21

 

La lettre Zayin a pour valeur 7  :  comme
-les 7 temps de la Création
– Les 7 jours de la semaine 
-  les 7 branches de la Menorah 
- le 7ème jour ou Shabbath.

 

La valeur pleine de Zayin, c’est à dire l’addition des lettres qui composent le vocable, nous obtenons 67 –même valeur que la sephira Binah (analyse - discernement).

 

Le symbolisme de cette lettre reprends justement la notion de Binah, puisqu’elle est lettre de puissance et de discernement. Elle  représente le libre- arbitre accordant le choix de faire ou de ne pas faire.

Zayin force à s’assumer, à se prendre en charge…

Elle symbolise de ce fait aussi le combat intérieur, le choc des oppositions.

 La forme de la lettre rappelle un poignard, arme de poing pour le combat rapproché, rappelant s’il le faut notre combat intérieur…

Certains kabbalistes la comparent à une cléf (de par sa forme) – cléf qui ouvrirait ce qui est stérile…

Ne sommes-nous pas stérile tant que nous n’avons pas ouvert notre être intérieur pour nous combattre nous mêmes…

Zayin est le principe générateur du mouvement de l’être qui a dominé ses oppositions par l’action de sa volonté.

 La lame du poignard tranche…prise de conscience en notre caverne intérieure…le connais toi, toi même de la tradition initiatique…

 La puissance du Zayin se retrouve dans sa valeur 7…Il est dit:" Qayin (Caën) se redressera 7 fois et Lemekh 77 fois…"

 Concernant l"e pardon" Yéoshuah (Jésus) dit : non pas jusqu’à 7 fois, mais 77 fois 7 fois…

La Force du 7 est totalement signifiée de 7 en 7 ou de Zayin en Zayin agissant sur le souffle, l’esprit de l’être (He) en sa maison intérieure (Beith) alors nous obtenons Zayin-He-Beith  -      זהב   Zahav (l’or)

 

L’homme devient or, total lumière…

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 07:11

Né à Jérusalem en 1534 ; Isaac, rabbin et kabbaliste, est considéré comme le penseur le plus profond de la mystique juive et l’un des plus célèbres.
On le nommait "Ari zal hakadosch " ce qui signifie "le Saint Lion
", et  l’identifia comme étant "le Meschia’h ben Yossef " (le messie de Joseph).

Louria est né d’un père askhénase d’Europe Centrale et d’une séfarade. Son père mourut prématurément, alors avec sa mère ils émigrèrent en Egypte où résidait son frère riche fermier négociant (Mordecal FRANCES). Isaac y sera formé par le kabbaliste espagnole – Abi ZIMRA, et de son successeur, Bezalel ASHKENAZI.

A l’âge de 15 ans, il épouse la fille de son oncle…Ils se retirent alors sur une île déserte du Nil.

Là, il se consacre à l’étude du Zohar (livre de la Splendeur) et autres ouvrages kabbalistiques……menant parallèlement une vie d’ascèse, c’est alors qu’il commence à avoir des visions…
A la suite d’un appel intérieur en 1569, il part s’installer à Safed
(Galilée) – rapidement, jouissant d‘une forte réputation de poète mystique, il commence à enseigner la Kabbale et à prêcher dans les synagogues.
Il s’intéresse particulièrement aux idées de
Moïse CORDOVERO,
étudie la kabbale auprès de ce Maître, jusqu’à la mort de celui-ci.
Il est le fondateur de
l’Ecole Kabbalistique de Safed


Isaac LOURIA n’a rien écrit lui-même, ce que l’on connaît de lui fut consigné par ses disciples, mais ils semblaient peu fiables, car souvent contradictoires dans ce qu’ils rapportaient. Le plus crédible serait
Hayyim VITAL
(1543-1620) qui fut son biographe et scribe.
Le Ari admettait volontier une certaine inaptitude à rédiger ses enseignements par écrit :
C’est impossible, parce que toutes choses sont reliées entre elles. Je ne peux guère ouvrir la bouche sans ressentir comme si la mer brisait des digues et déferlait. Alors comment exprimerai-je ce qu’a reçu mon âme, et comment pourrais-je le rédiger dans un livre
. "

Parmi les œuvres du Maître, nous mentionnerons :
Le Sefer Ets Hayyim
……………..le livre de l’Arbre de Vie.
Le Sefer Ha-hézionot……………le livre des visions

Le Sefer Ha-gilgoulim………le livre des transformations

On retiendra trois concepts clefs de sa pensée qui font références chez les kabbalistes : (vaste sujet que nous ne développerons pas ici).

-
Le Tsimtsoum
(retrait-contraction)
-
La Chévirat Ha-kélim (la brisure des vases)

-Le Tiqoun (la réparation)


Isaac LOURIA mourut à Safed au cours de l’été 1572, suite à une épidémie qui frappa la région…Il n’avait alors que 38 ans. Il reste et restera un des plus grands kabbalistes.

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 07:00

Isaac LOURIA mourut à Safed au cours de l’été 1572, suite à une épidémie qui frappa la région…
Il n’avait alors que 38 ans. Il reste et restera un des plus grands kabbalistes.

Le succès de la pensée Lourianique, vient en grande partie, du fait qu’il apportait une réponse aux bouleversements historiques de son époque. Les concepts du "Ari", remplirent une fonction idéologique qui dépassa sa seule visée religieuse.
Son système prend l’homme à partie, en le responsabilisant sur les destinées du monde et la possibilité de sa rédemption. Par nos actes, nous sommes tous engagés dans une aventure messianique.

Dans ce contexte, on ne peut plus attendre le Messie, on doit le créer.
Ces notions sont révolutionnaires, elles bouleversent les idées reçues…la théorie d’un "homme-messie" disparaît. Il n’y a plus un sauveur qui rachète l’humanité par sa simple existence et sa simple souffrance. C’est un "mouvement messianique "collectif qui est attendu avec Louria et non un Messie désigné.
"Il incombe à chaque homme de chercher avec application et de connaître la racine de son âme afin de pouvoir la parfaire et la rétablir dans son état originel qui est l’essence de son être. Plus un homme se perfectionne, plus il se rapproche de son être propre. "
(Rabbi Isaac LOURIA)

La pensée Lourianique consista à rendre à l’homme, le sentiment de sa responsabilité et de sa dignité, en lui faisant prendre conscience que l’Histoire n’est pas une fatalité, que l’homme n’est pas destiné à être malheureux, mais qu’il a en lui, de manière collective et individuelle, les possibilités d’un combat pour le bonheur et les forces de sa liberté

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 08:19

Sixième lettre de l’alphabet…sa valeur est 6 – sa signification, "crochet".

Elle correspond à notre  "et " car elle est conjonction de coordination.

C’est une lettre de liaison…on la retrouve dans le Tétragramme où elle relie les deux Hé…liaison entre la vie d’en haut et la vie d’en bas…

Une autre spécifité de cette lettre, c’est sa capacité à faire changer le temps – du passé au futur ou inversement.

Raison supplémentaire pour qu’elle ait une place privilégiée dans le Tétragramme -  יהוה  (yod-hé-vav-hé)  qui contient les 3 formes du verbe être : passé, présent et futur.

 

היהי         הוה          היה 

Il était         Il est               Il sera

 

Cette lettre symbolise également une complète harmonie intérieure, suite à une transformation et d’une persévérance dans le temps…

Dans l’allégorie de la Création, celle-ci fut réalisée en 6 temps…le premier mot de la Genèse Baereshith  בראשית comporte six lettres et peut se lire Bara shith  "Créa six " ברא שית .

 6 symbolise la distinction et l’union entre le Principe et sa Création.

 On dira également que ce crochet primordial joint l’esprit et la matière – Le ciel et la terre dans le processus des 6 temps de la Création.

 6 – c’est l’étoile à six branches ou sceau de Salomon, symbole du macrocosme.6- c’est le sixième jour de la création, celle de l’homme…précédent le 7ème jour celui du shabbat, du repos où l’homme doit se consacrer au Principe…donc passé au 7…s’il bute à ce moment on dira qu’il reste cloué, accroché dans le 6….il se fige dans la répétition…dans le et…et…et…rappelant le 666…de l’Apocalypse de Jean, il ne peut faire la coordination  ו (vav) pour passer dans la dimension du 7 – il reste dans son animalité (la bête de l’Apocalypse – 666…..) se refusant au jour du Principe et à sa reconnaissance.

 Est-ce à dire qu’il y a dans cette lettre quelque chose de maléfique ?…au contraire, elle mène à accomplir le "et " à faire le lien, nous l’avons vu entre le terrestre et le céleste…l’homme ne peut trouver son harmonie que par ce lien…

 On pourrait évoquer également les 6 jarres des "noces de Cana "destinées aux ablutions de purification………le vin manqua, un certain Yeoshua (Jésus) transforma de l’eau en un vin nouveau, meilleur que celui qui avait été servi auparavant…symboliquement il se faisait 7ème jarre, la purification terrestre traditionnelle par l’eau, allait passer par une purification nous dirons plus céleste que représentait le vin, préfigurant le sang de la rédemption. Il est à noté que seul l’Evangile de Jean (1) rapporte cet épisode en spécifiant que Yeoshua en fit le commencement de ses signes…la signification de ce texte nous apporte un symbole très fort du passage de l’Ancien Pacte à ce que l’on appelle le Nouveau Pacte. (dans le langage courant on dit Ancien et Nouveau Testament).

 

(1) L’Evangile de Jean est à part parmi les 4 retenus dans le canon des Ecritures. Les 3 autres étant qualifiés de synoptiques par leurs formes quasi-identiques et relatant les mêmes faits. Celui de Jean est le plus hébraïsant des Quatre…même s’il fut écrit en grec, son auteur pense en hébreu et en araméen, cela se ressent dans la forme et de plus le récit se répartit autour des fêtes liturgiques juives.

 

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