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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 16:16

tipherethTipheret a pour signification Harmonie, Beauté…cette sephira se trouve au centre de l’Arbre et sur la colonne du milieu…celle de l’équilibre.

Le mot est initié et se termine par la même lettre – Tav – ת – et entre, les trois lettres peuvent écrire  פאר qui signifie orner.

La lettre Tav symbolise la fin d’un cycle et le recommencement, cette lettre est bien incrustée dans le mot Tiphereth…semblant indiquer que l’ornement, la beauté, l’harmonie ne doivent cesser à aucun moment. Pour que toutes choses perdurent et soient le centre de la vie, il est nécessaire que l’harmonie, la beauté les accompagnent.

Nous avions vu dans l’article sur la lettre Tav qu'elle était l’aboutissement de la création et l’absolu…que dire sinon que la création n’aurait aucuns sens, sans un aboutissement et un absolu dans la beauté et l’harmonie. Tav est l’aboutissement de la Création que l’on peu qualifier de Tipheret…Ce n’est pas un hasard si Tipheret est au centre de cet Arbre, elle en est le cœur, le soleil qui l’irradie…

Tous les sentiers qui relient les Sephirot conduisent à Tiphereth qui elle même conduit à tous les centres de vie.
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 14:56

L’homme est l’ouvrier qui jette un pont entre le monde supérieur et le monde inférieur et assure le passage entre l’un et l’autre…

(Charles Mopsik : La Kabbale et Kabbalistes)

L’homme se doit d' être un pontife au sens étymologique à savoir être revêtu d’un caractère sacré…capable de se créer un espace sacré, c’est à dire un espace à part pour sa réflexion, sa méditation, son regard sur le monde dans un moment de sérénité…faire le lien entre le haut et les bas…mettre le Un dans le tout et le Tout dans le Un

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 14:05

Hessed חסד est la séphira de l’Amour, c’est le don de soi, l’Amour des autres. Sephira d’ouverture, elle est mouvement de bonté…désir d’infinité. C’est aussi la miséricorde…elle marque la générosité mais répandue avec justice…

Hessed c’est la main tendue dans un  vrai désir du rapport à l’autre….

 
Guevourah גבורה c’est la rigueur, cette sephira est appelée aussi din qui signifie loi mais aussi jugement…sans rigueur,  sans loi, point de repère, d’organisation des choses, organisation sociale…Guevourah, rigueur et justice alliée à Hessed, Amour évite l’anarchie…

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 23:46

En ce 3 Décembre, nous fêtons St François Xavier…

Né le 7 avril 1506 près de Pampelune en Navarre. Il fut missionnaire jésuite et surnommé l’apôtre des Indes.. Issu d’une famille de la noblesse de Navarre, il entreprit ses études en France, notamment de théologie à la Sorbonne. Il rencontre Ignace de Loyola et participe à la fondation de la Compagnie de Jésus en 1534. En 1537, il est ordonné prêtre, en 1541, il prend un bateau, avec pour mission d’évangéliser Goa (possession portugaise) et les Indes Orientales.

Il voyagea  Malacca, Moluques, Ambon, Moratai et Ternate…puis débarqua au japon en août 1549…

Il mourut en 1552 après être tombé malade au cours d’un voyage en bateau qui le menait de Malaca à l’Île de Sancian…Il repose dans la basilique de Goa. Il fût canonisé en mars 1622 en même temps qu’Ignace de Loyola par Grégoire XV.

En l’Eglise St Sulpice à Paris on peut contempler quelques tableaux représentant des étapes de la mission de St François Xavier. (voir l'image ci-contre).


       Sa devise était : "  Malheur à moi, si je n’annonce pas l’Evangile ".

 

 

 

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 19:00

Cet épisode est souvent appelé le "sacrifice d’Abraham…"Son Dieu lui demande de sacrifier son fils, mais à la dernière minute alors que son bras va frapper, il est arrêté dans son mouvement et son fils Isaac est remplacé par un bouc.

Le refus de ce sacrifice par la Divinité est une incitation au sacrifice de l’animalité intérieure de l’homme…Le bouc enchevêtré dans les branches et les épines du buisson représentant l’animalité humaine prisonnière de ses vices, de ses envies, des tentations permanentes du monde…

Isaac ligaturé sur l’autel est la projection aussi de son avenir dans ce concept du monde…Abraham va le délier de ce futur éventuel et sacrifié le bouc…

Cet événement est le prolongement de lekh lehkra (vu dans un article précédent), Avram abandonnant son passé en quittant son pays, la maison de son père etc…même son nom sera modifié en Abraham….là, il est prêt à abandonner son avenir en supprimant son fils…

Il est dans l’ici et maintenant voué et obéissant à son Dieu…

Une certaine violence se dégage de ce récit, sacrifier son propre fils alors même que c’est une descendance tardive…il ne s’agit probablement pas d’un fait à vocation historique, mais d’une allégorie à l’image forte dans le but d’interpeller le genre humain…c’est le parcours initiatique d’Abraham appelé à un grand destin, commencé le jour de lekh lekhra – va en toi !…

Cette allégorie est aussi la préfiguration du sacrifice de Yeshoua chez les chrétiens…

Il sera comparé à l’agneau…Jean Baptiste dira : " Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde…. "

Dans le livre d’Esaïe il est dit : " Comme une brebis, il a été conduit à la boucherie… "

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 05:41

Ne cherche pas à calmer ton ami quand il est en colère, ni à le consoler prés du cadavre de celui qu'il pleure, ni à l'interroger quand il est en prière, ni à l'égayer quand il est dans l'abjection
 Ce proverbe peut paraître être une contre vérité en première lecture et pourtant il se dégage de celui-ci un enseignement. Il n’indique pas de laisser à l’écart l’ami en question mais il veut nous faire comprendre que les mots sont inutiles et souvent décalés par rapport à une situation. Une simple présence témoignant l’Amitié, l’Amour, remplace les paroles dites réconfortantes. Le Silence vaut bien souvent toutes les phrases dénuées de sens…Le Silence est la réponse du Sage.

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 23:12

Dans cet épisode on nous raconte le songe de Jacob : s’étant arrêté la nuit venue, il prend une pierre de l’endroit, la met à son chevet et couche en cet endroit…

Il rêve !…Une échelle était dressée sur la terre, et son sommet touchait au ciel…des messagers d’Elohim y montaient et descendaient…

אבן (even) – la pierre. Nous avions vu dans un article précédent que ce mot était la contraction de אב père et  בן fils(1). La pierre c’est ce qui se transmet de père à fils, elle symbolise la Tradition.

Il est spécifié une pierre de l’endroit ה-מקום (ha-maqom) ce vocable traduit par endroit ou lieu, a une connotation particulière, il indique un lieu de présence, de rencontre…Dans la pensée hébraïque, il est utilisé pour désigner un lieu de la présence divine. Dans le texte du songe, on le retrouve trois fois dans ce verset 11 du Chapitre 28 ce qui marque l’importance donnée à celui-ci.

De la pierre de cet endroit, il en fait son chevet et se repose en ce lieu…Il fait de la Tradition son chevet et fait de ha-maqom son repos…

 

סלם (sulam) traduit par échelle, signifie également graduation. Celle-ci relie la terre et le ciel, les messagers qui montent et descendent, symbolisent la Parole, la communication qu’il doit y avoir entre le Principe et l’homme…la graduation quant à elle, représente le degré d’élévation spirituelle que peut apporter l’appréhension de cette Parole. Cette manifestation d’un lien, d’une alliance entre terre et ciel est en complète opposition avec l’édification humaine de la tour de Babel

Suit alors un texte qui explique que le Principe Divin se trouvait au sommet de cette échelle…la voix se présente : « Je suis l’Eternel, le Dieu d’Abraham, ton père et d’Isaac… » La Tradition de père en fils est clairement annoncée, pour ensuite dire : " cette terre sur laquelle tu reposes, je la donne à toi et à ta postérité. Elle sera ta postérité, comme la poussière de la terre ; et tu déborderas au couchant et au levant, au nord et au midi ; et toutes les familles de la terre seront heureuses par toi et par ta postérité. "

Cette postérité sera aussi nombreuse que les grains de poussière et répandue aux quatre points cardinaux, c’est à dire sur toute la terre avec une mission être des témoins pour le bonheur de toutes les familles de par le monde… « Oui, je suis avec toi ; je veillerai sur chacun de tes pas et je te ramènerai dans cette contrée, car je ne veux point t’abandonner avant d’avoir accompli ce que je t’ai promis… »

Il semble bien que cette terre en question qui va être donnée à Jacob, ne le soit pas dans l’immédiat, mais seulement après avoir débordé sur les quatre coins pour être un témoin comme dit ci-dessus…

Jacob à son réveil, dans la crainte, va prononcer ce Ha-maqom par deux fois, une fois pour dire l’Eternel est présent en ce lieu…ce lieu est redoutable…et là, il prit la pierre de son chevet pour ériger une stèle sur laquelle il versa de l’huile…cette onction venant sacraliser et la pierre et le lieu qu’il va appeler Bethel (la maison de Dieu)…En se servant de cette pierre qui fut à son chevet et sur laquelle on nous dit qu’il avait posé sa tête, c’est un peu de lui qu’il laisse en ce lieu…sa spiritualité est marquée là, par la dédicace qu’il fait de la stèle et du nom qu’il donne à cette place, car en nommant, il fait exister ce monument et l’emplacement…qui est une préfiguration du futur Temple…


(1) voir l'article- La Tour de Babel. 

 

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 14:06

Ce mot Teshuva a pour signification : retour en soi, retour sur soi-même, examen de conscience. Dans la Tradition, on lui donne aussi le sens de repentir.

Ce vocable a aussi une connotation géographique dans la signification par exemple de retourner chez soi, c’est d’ailleurs dans cette dernière que nous le retrouvons dans les textes bibliques.

Teshuva a une autre signification importante qui est " réponse "…

Alors quel lien peut-on faire entre retour en soi, retour sur soi-même, examen de conscience et réponse ?…

Un examen de conscience, c’est se poser des questions à et sur soi-même, c’est donc chercher des réponses ou au moins des débuts de réponses…c’est se donner un sens. 

Dans le calendrier hébraïque la période de la Teshuva se situe de Rosh ha-shanna à Yom kippour, et qui s’étend sur dix jours…c’est examen de conscience se situe donc avec la nouvelle année (rosh ha-shana) pour obtenir le « pardon » (Kippour)…

Cela dit, la Teshuva peut être une réflexion qui ne soit pas fixée dans un temps précis du calendrier, mais une initiative toute personnelle…

La Teshuva exige trois conditions :

-         S’avouer concrètement ses dérives, ses manquements…

-         S’engager sincèrement de ne pas les renouveler, de récidiver…

-         Le regret sincère des conséquences…

On peut dire qu’il y a eu exil de la conscience, il est donc nécessaire d’un retour à la source…de se réintégrer à soi-même…

Travail difficile où la tentation d’autosatisfaction peut se manifester…la possibilité également de faire de bonnes actions pour avoir le sentiment de bonne conscience et de valoriser son propre égo…donc pas le désir d’un changement profond.

La Teshuva est à mon sens le concept même du question-réponse. L’homme dans le doute de lui-même, se questionne, analyse, voir médite pour élaborer des réponses, se donner un sens, pour se construire, être perfectible…en avoir conscience pour modifier son comportement, revoir ses convictions…

La notion des 10 jours calendaires pour la Teshouva, nous ramène à la lettre yod  י première lettre du Tétragramme, elle symbolise le point de départ de la création, sa valeur 10 est celle de la réalisation de l’unité, du retour à celle-ci. Le recommencement après l’achèvement d’un cycle d’où  commencement de la Teshuva par la Tradition à Rosh ha-shanna.

 

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 19:57

Binah - בינה  l’intelligence, est la troisième Sephira sur l’Arbre de vie face à Hockkmah  -  חכמה  la Sagesse dont elle est son complément. Cette complémentarité est clairement évoquée dans les Ecritures.

"Le commencement de la Sagesse, c’est acquièrs la Sagesse (hokhmah) et avec tous ces biens, acquiers l’intelligence (binah) "  - Prov. 4 : 7 

Binah c’est la pensée analytique, le discernement, l’approfondissement et la compréhension d’une idée. Une idée de silence émane de cette Séphira, le silence de la réflexion, de la méditation….

Elle est la filtration de l’élan de la Hokhmah afin de canaliser et déverser sur les autres Séphiroth.

Binah exprime ce que Hokhmah conçoit…Elle relie les choses entre elles.


 Kether et Hokhmah et Binah se trouvent dans le monde de l'émanation (assilout).

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 16:58

Hayyim VITAL est né à Safed en 1542 où il grandit…Il ne se contente point de l’étude de la Torah, une envie profonde d’aller à l’intériorité de celle-ci, d’en découvrir les secrets, ses sens cachés.

D’abord élève de Moïse Cordovéro, c’est ce dernier qui le dirigera vers Isaac Louria quand celui-ci s'installa à Safed…A cette époque cette ville était un centre spirituel d’une rare intensité.

Le Jeune Hayyim avait 29, 30 ans quand il rejoignit le Ari (surnom de Louria), très vite il devint très proche de son Maître et une relation privilégiée est née entre eux, ce qui fit de Hayyim Vital l’héritier spirituel du Ari et il se dévoua après sa mort à transmettre le message…

Avant lui, la Kabbale n’était destinée qu’à une minorité, sa mission permit d’ouvrir les portes de cette mystique à tous ceux désirant se pencher sur l’étude, prolongeant ainsi l’œuvre de Louria.
Après la mort du saint lion, il travaillera à la compilation de ses récits, en effet l’enseignement de son maître n’était qu’oral, il avait interdit à ses élèves de mettre son enseignement par écrit…Seul Hayyim Vital en avait mission, parce que pensait il : « Nul autre que lui ne pouvait appréhender aussi bien son enseignement… »

Hayyim Vital est mort à Damas en 1620 laissant une œuvre très riche héritée du Ari et qui est la compilation de tout ce que représente la Kabbale et la pensée Lourianique. Son humilité l’a conduit même à signaler les passages dont il n’était pas sûr de sa compréhension sur ce que voulait transmettre le Maître.

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