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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 11:38
DSC_0935.JPG 

"La logique de ton cerveau n'a aucun pouvoir sur le nombre
Celui-ci est le verbe de Dieu et commande à l'intelligence.
Laisse les chiffres qui dénombrent les choses à l'intelligence de la tête,
et cherche le nombre dans l'intelligence de ton coeur".

Aor Schwaller de Lubicz
"Le Miracle Egyptien"

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 17:38

Apulee2.jpgApulée est un écrivain d’origine berbère qui vécut de vers 125 à vers 170 de notre ère. Il fut initié à plusieurs cultes orientaux dont probablement celui de la déesse Isis. Le texte qui suit dont il est l’auteur, semble confirmer…Il est extrait de "l’Âne d’or" ouvrage connu également sous le titre "Les Métamorphoses"…

 A l’époque de ce personnage et même avant, les rites d’initiation étaient choses courantes dans toutes les religions à mystères autour de la méditerranée. Les mystes ont respecté si rigoureusement la loi du silenceApulee.jpg que la science n’a aujourd’hui encore qu’une idée approximative de ce qui se passait réellement lors de ces cérémonies. Je cite : 

Et le jour de l’initiation était arrivé. Dès que le soleil baissa à l’horizon, les gens affluèrent de toutes parts et m’honorèrent de toutes sortes de présents, conformément à l’ancienne coutume du culte. Ensuite, tous les profanes durent s’éloigner. On me vêtit d’une robe de lin grossier et le grand prêtre me conduisit en me tenant par la main dans le sanctuaire du Temple.

Peut-être, lecteur attentif, demanderas-tu ce qui fut dit et ce qui fut fait ? – Comme j’aimerai te l’apprendre si j’en avais le droit ! Qu’elle serait sacrée, ton émotion, s’il t’était permis d’entendre ! ta langue et tes oreilles déjà devraient expier ce sacrilège !

Mais il pourrait t’être préjudiciable que je torture ainsi ta pieuse curiosité ; écoute donc et – crois-moi, aie confiance. Tout est vrai.

Je suis allé jusqu’à la frontière entre la vie et la mort. J’ai franchi le seuil de Proserpine (déesse des enfers) et après avoir traversé les éléments, je suis revenu. Au cœur de la plus profonde des nuits, j’ai vu le soleil briller de tout son éclat ; j’ai vu face à face les dieux célestes et les dieux infernaux et je les ai adorés de tout près.

Vois ! Tu as maintenant tout entendu : mais aussi tout compris ? Impossible !"

 

Apulée, même s’il raconte quelque peu la cérémonie à ses lecteurs, la fin du passage est clair pour avoir un début de compréhension, il faut vivre cet événement, la simple lecture n’apporte rien, ce ne sont que des mots…sans l’émotion du vécu. Encore aujourd’hui le silence de l’initiation est l’héritage de ces mystères antiques et même si les rituels circulent, on peut lire…mais comprendre ?…   "impossible !"

Photos : buste d' Apulée et l' Âne d'or 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 14:04

le-cercle.jpgInscrire le Tétragramme יהוה autour d'un cercle, c'est également constater  qu'il peut se lire dans le sens des aiguilles d'une montre et aussi dans le sens inverse.

Le cercle symbole du cycle des évènements, on part du Yod י pour y revenir après avoir parcouru le cercle Soit 360 °.

360 est la valeur développée de la lettre Shin ש qui s'écrit Shin-Yod-Noun שינ .

Le symbolisme de cette lettre est le mouvement de l'élément Feu אש

Aleph -Shin - Esh, en hébreu. Elle représente les forces actives et centrifuges de l'Univers et le mouvement de ce qui existe. Elle est le symbole également de l'Alliance du Créateur et de la création. L'élément feu et l'Alliance  nous ramène au premier mot de la Bible --בראשית - Bereshit (voir un des articles précédents) vocable dans lequel la lettre Shin --ש se trouve imbriquée. Et rappelons que Bereshit se décline en

ברית -- Berith, Alliance et אש --  Esh, Feu.

Dans les anciennes traditions la valeur 360 représentait le cycle de l'année et l'on peut constater que ה - שנה , Ha-Shana (l'année) a pour une valeur 360.

 Shin  initie le mot Shaddai - שדי - qui est un des noms du Principe ayant pour signification entre autre Suprême, mais aussi seins - Le sein maternel qui nourrit. La valeur de Shaddaï est 314 nombre composant la valeur approchée de Pi (rapport du cercle). Pour Obtenir 3,14 - il faut diviser par 100 soit la valeur de la Lettre Qôf  ק provenant de Qouf qui exprime un déplacement circulaire, une giration. Nous retrouvons cette lettre Qôf  ק dans la construction du mot Haqafah -- הקפה qui est un cycle, une révolution planétaire.

 

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 17:30

Les docteurs ha-maqom.jpgde l’Ecriture ont nommé Le Principe « Le Lieu » en hébreu –
ha-maqom -
ה-מקום - pour connoter l’idée d’omniprésence et aussi sa proximité à l’homme qu’il se trouve.

André Chouraqui disait : " c’est l’un des noms les plus magnifiques de Dieu, le plus concret. C’est le lieu d’une rencontre entre la personne et le lieu, le Créateur du lieu et qui le remplit ".

Pour que cette rencontre soit évidente, il faut que l’homme ait la conscience permanente de la rencontre, donc du lieu et de ce fait du Principe Créateur.

Cette conscience permanente s’appelle Foi au sens noble du terme.

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 01:47

"La sagesse dit : je suis sortie de la bouche du Principe

Et comme d’une vapeur j’ai recouvert la terre.

Dans les altitudes, je demeure, mon trône est dans la colonne de nuée

Le cercle des ciels, je l’ai parcouru seule

Dans la profondeur des abîmes, je vais."

                                                                                (Ecclésiastiquarbre-de-la-sagesse.jpge de Ben Sira 24 : 1-5)

 

Cette Sagesse, pourquoi n’est-elle qu’une vapeur, pourquoi son trône est dans la nuée, pourquoi parcourt-elle seule le cercle céleste…elle descend dans la profondeur des abîmes, pourquoi ?…

Que de questions sur ces cinq versets.

Cette figure divine que représente la Sagesse, éloignée de la terre et qui séjourne dans les altitudes a pour signification dans les mythes qu’un crime, des mauvaises actions ont été commis sur terre.

Exemple, la déesse grecque Diké qui signifie Justice et Ordre des choses. La légende dit qu’elle s’était retirée dans la montagne parce que la Justice n’était plus respectée par les hommes…Puis les choses s’aggravèrent alors elle quitta la terre et n’est plus visible que dans la constellation de la Vierge.

Le retrait de Dikê d’abord dans la montagne et ensuite dans les lieux célestes représente le refus progressif de la Justice et d’un certain ordre dans le fonctionnement de l’humanité.

Dikê a pour correspondance la Maât égyptienne, déesse de l’ordre cosmique, du point de vue social et moral. Elle est la fille du Dieu solaire Rê.

Au chapitre 8 des Proverbes au verset 30 elle est décrite "jouant en face de Lui (le Principe) en tout temps " …

Dans les textes du judaïsme apparaît cette figure féminine, Sophia, la Sagesse qui possède des traits communs avec les déesses orientales. Elle symbolise, l’ordre instauré dans la Création…

" A moi le conseil, l’efficacité, moi le discernement, à moi l’héroïsme !…Avec moi, les rois règnent, les potentats légifèrent avec justice. Avec moi, les chefs administrent, les grands, tous les juges de  la terre". (Prov. 8, 14-16).

 

Elle est vapeur, son trône est dans les nuées…cela relève du spirituel, l’Alchimie parlerait de volatil…

Elle parcourt seule le cercle céleste…Elle est dans la solitude, délaissée par les sociétés des hommes…

Elle descend dans la profondeur des abîmes…elle fait des tentatives dans les abîmes de l’humanité

"Discernez la ruse, niais ; fous, discernez le cœur. Entendez, oui je parle d’importance ; la clé de mes lèvres est rectitude… " (Prov. 8, 4-7)

Ses appels ne sont pas entendus…c’est son adversaire, la folie qui attire. Heureusement que quelques uns l’ont néanmoins entendue, recherchée en élevant leur esprit pour aller à sa rencontre. Des Juifs qui vivaient en exil imaginaient qu’elle habitait le Temple de Jérusalem…

Les sociétés humaines ont perdu la Lumière, la Sagesse ne réside ni dans un Temple, ni dans une Eglise…Elle ne peut trouver sa place que dans le cœur de l’homme qui lui ouvre ses portes. C’est dans le jardin de la Spiritualité que fleurit la Sagesse, fleur fragile qui demande attention, prudence, amour. Ce n’est pas non plus une affaire de religion, l’histoire nous prouve que la folie des mouvements religieux à travers les siècles était le refoulement de la Sophia et l’obscurcissement de l’esprit qui s’ensuivit, ne refléta qu’ une image transformée du monde et du Principe des principes.

 " Maintenant, fils, entendez-moi : en marche sur mes routes, entendez la discipline, assagissez-vous, ne vous hérissez pas. En marche, l’homme qui m’entend, pour être vigilant à mes portails, de jour en jour, pour garder les montants de mes ouvertures. Qui me trouve, trouve la vie et diffuse le vouloir du Principe. Qui faute contre moi, violente son Être. "
(Prov. 8, 32-36).

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 17:50

sarco.jpgIl était une fois, en des temps très anciens, un roi souverain d’Uruk-Gart, Enmekar était son nom. Les prêtres devins lui avaient prédit : « Celui que ta fille enfantera, ton royaume te dérobera ». Le roi prit peur et pour éviter cela, il enferma la jeune femme dans une tour et la fit étroitement surveiller. Mais selon la volonté des dieux, que rien ne pouvait changer, elle mit au monde un fils de personne. Les gardiens craignant la colère du roi, jetèrent l’enfant du haut de la tour. Un aigle, voyant cela de ses yeux perçants, pris l’enfant sur son dos avant qu’il ne touche terre, le porta vers une palmeraie et le déposa là doucement. Le jardinier qui découvrit le joli enfant, se prit d’affection pour lui et l’éleva. Il l’appela Guilgamesh. Devenu grand, devenu homme, Guilgamesh arracha à Enmekar, le père de sa mère, son royaume. Ainsi accomplit-il la prédiction. »

(Extrait de l’épopée de Guilgamesh – IIIème millénaire avant J.C.)

 

On peut constater dans ce texte quelques ressemblances par certains côtés de l’histoire de Moïse et de Jésus, ces deux récits ayant quelque peu été inspirés par cette épopée de Guilgamesh. C.G. Jung avait qualifié « d’archétypes », ces récits mythiques de l’humanité.

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 06:08

« Ne demande jamais ton chemin à quelqu’un qui le connaît, car tu ne pourrais pas t’égarer !… »

  chemin

Il est curieux de tenir un tel propos, et pourtant…dans le domaine initiatique on comprend cette invitation, car chacun fait son propre chemin avec ses embûches, les remises en question, les doutes qui nous égarent…toutes ses difficultés qui nous font réfléchir et qui, dans la persévérance nous conduisent plus avant.

Demander son chemin à quelqu’un qui le connaît, c’est aller sur un terrain défriché, aplani par un autre…c’est la tentation d’aller plus vite, de gagner du temps, de na pas s’égarer dans notre recherche en voulant suivre l’autre dans quelque chose de formaté, pensant contourner les obstacles.

On ne construit rien de solide avec du préfabriqué…on ne fait pas de fondations dans des sables mouvants…

La mode avec l’informatique c’est le copié collé…

Même sur un chemin initiatique, il est permis d’innover selon ses possibilités.

Et l’important n’est pas ce qu’il y a au bout de ce chemin…mais le chemin lui-même…

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 23:49

doc-qumran.jpgCe n’est que vers 1987 (donc environ 40 ans plus tard) que des savants israéliens ou d’origine juive pourront se joindre à l’équipe et apporteront une impulsion nouvelle aux travaux par leurs connaissances détaillées des textes bibliques et autres…tel, par exemple l’hébreu ancien qui donnera un éclairage nouveau permettant de nouvelles traductions et de réviser celles déjà publiées.

C’est le professeur Strugnell de Harvard qui est à l’origine de l’arrivée de savants juifs dans le groupe…Responsable de celui-ci depuis 1984, il reçoit le titre d’éditeur en chef en Avril 1987 en remplacement du Père Benoît décédé. Très vite, il étoffera son groupe, recrutant chacun en fonction de ses compétences dans des domaines déterminés. Il voulait que les différentes formes littéraires soient étudiées par des spécialistes en la matière.

Quelles sortes de documents dormaient depuis des siècles dans ces grottes plus ou moins proches du site de Qumrân ?…

     -  Des copies de livres et textes bibliques

Des Apocryphes - Des commentaires (Pesharim) - Des documents spécifiques  à la communauté.   
Les premiers trouvés par le jeune bédouin sont :

Le Livre d’Esaïe – La Règle de la communauté qui était un manuel de discipline – un commentaire du livre d’Habaquq.

Un peu plus tard au même endroit furent retrouvés : un recueil d’hymnes – quelques passages de la genèse – un texte évoquant le conflit des Fils de Lumière et des Fils des ténèbres sorte de Règles de guerre et une doctrine des auteurs de ces textes.

 

Et cela n’était que le début d’une longue liste de parchemins, de rouleaux de fragments de toutes sortes qui allaient représenter un immense travail de reconstitution, ce qui en dehors des diverses raisons déjà évoquées, étaient un facteur de lenteur dans l’exécution des travaux. Et s’ajoutait à cela une raison pratique, les éditeurs qui étaient désignés, conservaient secrètement les documents qui leur étaient confiés, car ils avaient toute autorité sur ceux-ci jusqu’à leur publication, c’était l’usage.

On imagine l’immensité du travail d’une telle entreprise, la reconstitution, la lecture, la traduction. Les difficultés de déchiffrage sur des documents abimés, incomplets, quand on sait le risque de confusion dans ce cas, du décryptage des lettres hébraïques.

Exemple : confusion entre le Resh    ר       et le Daleth    ד

                     entre le Vav     ו        et le Zaïn        ז

                     entre le Beith   ב      et le kaph       כ

          Ou encore entre le Noun   נ       et le Guimel    ג

 

 La ressemblance très accentuée de ces lettres peu amener à un " mal lu " qui peut modifier le sens d’un mot, d’où la nécessité d’un examen minutieux de la forme des lettres, seul un vrai spécialiste, très averti en est capable. On peut donc se faire une idée des énormes difficultés rencontrées par les décrypteurs traducteurs. Les technologies modernes misent à disposition  dans la seconde moitié des années 80 furent précieuses pour ce genre d’exercice.

C’est quelques 225 grottes qui furent visitées, certaines contenaient des poteries identiques à celles trouvées dans la première grotte aux premiers rouleaux et dans les ruines du site de Qumrân. Il a été retrouvé des manuscrits dans une dizaine de grottes.

Un des rouleaux retrouvés mesurait plus de 8 mètres  le Rouleau  du Temple…parmi la liste  répertoire des trouvailles on citera entre autres :

Le Livre d’Hénoch, le Livre de Tobie, le Livre des Géants, un commentaire des livres des petits prophètes, le Livre des Jubilés, un texte sur la Nouvelle Jérusalem, reflet de la vision d’Ezechiel ou encore de la Jérusalem Céleste de l’Apocalypse dite de Jean et toute une littérature parabiblique…en quelques mots, une bibliothèque d’une grande richesse. 
Tous ces vestiges ont été attribués à la communauté des Esséniens par les uns, d’autres chercheurs sont plus nuancés, moins affirmatifs…Alors, même si tous ces documents ont été localisés à proximité du site occupé par cette communauté, rien n’est moins sûr qu’ils en soient les auteurs…

Un des chercheurs déclarait, je le disais précédemment : " Ils ont peur de ce qu’il s ont découvert, c’est une bombe qui fera trembler les courants chrétiens… ". Bien qu’il y ait eu publication, rien n’est venu perturber le monde de la chrétienté…Alors ?…

Mon intime conviction c’est que tout n’a pas été publié parce que gênant aussi bien pour les chrétiens que pour le judaïsme rabbinique, une remise en question des doctrines et dogmes diverses et de certaines réalités de l’histoire…on sait qu’il existe une bibliothèque " secrète " au Vatican…pourquoi certains documents de Qumrân n’auraient ils pas été mis au secret quelque part afin de ne pas déstabiliser les religions ?…

Quant aux auteurs, Esséniens ou pas…le saura t’on un jour ?…
Affaire à suivre....peut-être "?"

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 10:35

jarre-qumran.jpgEn 1952, un dominicain le Père de Vaux, responsable des fouilles, devient directeur des publications des rouleaux de la mer morte. Il s’entoure d’une équipe à forte dominante catholique ; pendant plusieurs dizaines d’années cette découverte archéologique sera confisquée par ce petit groupe de savants qui chercheront à imposer leur vue. Les silences du Père de Vaux seront même dénoncés sur certaines trouvailles qui pouvaient contredire ses idées…Ce petit groupe dépend de la très catholique Ecole Biblique de Jérusalem, elle même très liée au Vatican par le biais de la Congrégation de la Foi. En définitive, tout un système, toute une structure beaucoup plus attachés aux dogmes et à une certaine théologie formatée qu’au message de la Bible et des textes et commentaires dérivés. Ce dominicain restera en poste jusqu’à sa mort en 1971…

Le fait qu’une petite équipe de chercheurs privilégiés ait eu si longtemps le monopole sur ces documents, finira par déclencher l’indignation d’autres chercheurs qui jugeaient ces textes comme patrimoine de l’humanité.

Dans les années 80, une mobilisation s’amorce, les archéologues s’indignent de la lenteur avec laquelle l’école biblique fait ses publications. Des membres de l’équipe du Père de Vaux ne fourniront jamais le travail qui leur avait été attribué ; des chercheurs extérieurs malgré leur insistance n’auront pas accès aux originaux détenus par ce qu’ils appellent « le Cénacle »…

Le dit « cénacle » sera soupçonné, de même que le Vatican, d’occulter des informations. Un membre de ce comité sera même exclu ayant manifesté une certaine indépendance en déclarant « Ils ont peur de ce qu’ils ont découvert…c’est une bombe qui fera trembler les courants chrétiens sur leurs bases… »

 

(à suivre…)

image: jarre de Qumrân

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 00:41

Que s’est il passé au printemps 1947 pour que ce lieu isolé dans un esseniens.jpgdésert de Palestine devienne tout à coup un centre d’intérêts livré aux feux des projecteurs médiatiques ?…

A la situation guerrière qui alimentait la « Une » des journaux de l’époque, venait se poser en contraste un événement que l’on qualifierait de pastoral…Un jeune bédouin garde quelques bêtes, fait coutumier dans cette région. Mohamed ad Dhib, c’est son nom !…s’est il abrité dans une grotte pour se reposer ?...était il à la recherche d’une brebis égarée ?…Quelque soit le motif qui l’ait conduit à entrer dans une de ces excavations de cette falaise, au demeurant peu accessible, il ne pouvait imaginer que sa trouvaille allait déclencher un feuilleton à rebondissements fait d’une cascade de passions et de drames…de marchandages et de polémiques…aujourd’hui nous appellerions cela une saga…

En effet, ce jeune garçon extirpa de cette grotte des jarres de terre cuite…certaines sont brisées d’autres plus ou moins intactes…elles contiennent des rouleaux de peau enveloppés dans des lambeaux de linge…ces peaux sont couvertes d’inscriptions en hébreu et en araméen.

 

La tribu de bédouins, d’où est issu le jeune Mohamed, surprise par cette étrange découverte, tentera dans un premier temps de dérouler ces peaux…Ils seront surpris par l’étonnante longueur de l'un d'eux…il mesure plus de 7 mètres !…on apprendra plus tard qu’il s’agissait d’une copie du livre de Yeshayahou (Isaïe) antérieure de quelque mille ans à la copie le plus ancienne découverte au XIXème siècle au Caire et qui datait du haut moyen âge. Cette découverte sera monnayée auprès d’un personnage dans la localité de Bethléem.

S’en suivra alors toute une organisation de fouilles clandestines…passage de frontières…ventes à la sauvette…enlèvements de personnes…

Les bédouins qui connaissent très bien les falaises de Qumrân comprennent rapidement que leur intérêt est de vendre leur découverte en pièces détachées, dans le seul but de déclencher des surenchères…alors un trafic s’organise dans la confusion générale et le contexte du conflit complexe et dramatique de l’époque dans la région…

En 1947 – la région de Qumrân est sous mandat britannique…

En 1948 – Elle passe provisoirement dans l’état israëlien…

En 1949 – Elle devient territoire jordanien, et ce jusqu’à la guerre des 6 jours en 1967

 

Durant cette période qui s’étale sur environ vingt ans, ces archives auront plus souffert qu’en deux mille ans, au secret, dans leur grotte….

 

(à suivre l’imbroglio…)

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