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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 07:02


L'aleph -Tav : les deux lettres qui enveloppent l’alphabet hébraïque, ou lettres frontières….

L’Aleph qui le commence (lettre de droite)…et le Tav qui le clôture….(celle de gauche)….l’écriture dans cette langue se lit de droite à gauche….
Chacune d’elle représente une énergie compte tenu du nombre qu’elle représente :

- les Neuf premières représentent les unités de 1 à 9…
Aleph à Teith
- les Neuf suivantes les dizaines de 10 à 90…………...Yod à Tsadé

- les Quatre dernières les centaines de 100 à 400…….
Qof à Tav

Il en résulte un principe : écrire une lettre ou un mot, c’est écrire un nombre et inversement.


Ce qui permet de donner une valeur aux mots…cette valeur pourra être appliquée comme son énergie…ou l’intensité de sa vibration, puisque chaque lettre est une vibration.
Cette technique se nomme
GuematriaElle permet également le commentaire symbolique des lettres par rapport aux nombres qui leurs correspondent
…Ceci pouvant s’appliquer à une lettre, un mot ou groupe de mots…
C’est l’occasion pour le Kabbaliste, de comparer des vocables de même valeur…et de tenter de les analyser pour en trouver des rapports éventuels…

 Pour illustrer ce propos, quelques exemples afin de mieux comprendre ce procédé……
UNITE…en hébreu se dit Eh’ad valeur de ce mot : 13

De la même valeur, nous trouvons le mot AMOUR…en hébreu Ahavah

 Pour que l’UNITE soit réelle…dans un couple, dans un groupement, ne faut-il pas qu’il existe un lien d’AMOUR ?….

 L’addition des deux me donne 26 qui est la valeur du Principe inéffable représenté par le Tétragramme…(Yod-Hé-Vav-Hé)…

 Ne dit-on pas dans nos textes fondateurs que le Principe des principes est Un et Amour ?..
Un autre exemple : Adam qui s’écrit –
Aleph, Daleth-Mem…… a pour valeur 45…identique à ….Mem,Hé…..Mah qui signifie – Quoi (le questionnement).
L’homme n’est il pas la grande question de la création….et lui-même n’est-il pas en questionnement permanent ?…


La guématria permet d’autres techniques de lecture, dont nous aurons quelques approches dans un prochain article.
Tout le travail du kabbaliste, consiste à donner du sens aux textes, aux mythes…dans le seul but, que rien ne reste figé, et que ne s’installe le dogme.

 

 

Un texte doit être vivant, et être nourri par les divers réflexions et échanges, ainsi vivra la Tradition.

 

 

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 06:56

Golem peut se traduire par informe, brut.

Parti d’une masse informe à base d’argile, un rabbin modela une forme humanoïde,

La légende dit que le rabbin pratiqua prières et jeûnes avant de sélectionner l’argile avec laquelle il réalisa le Golem…puis il prononça le Shem ha-mephorash  - le nom explicite. Puis il procéda à une marche circulaire durant laquelle il prononça 221 formes d’alphabet. Puis, il inscrivit sur le front de sa créature, trois lettres :  אמת  -  aleph   -   mem   -   tav   signifiant "vérité ". Emeth

Ces trois lettres couvrent l’alphabet hébraïque puisque nous y trouvons – aleph Tav première et dernière lettres avec en leur milieu la lettre Mem qui est elle même au centre de cet alphabet…

Ce qui fit prendre vie à sa réalisation…

La force brutale de cette créature pouvait contraindre son concepteur à le détruire en faisant son rituel de création dans le sens inverse…En effaçant la lettre Aleph א ne laissant que le mem et le tav  מת  formant le mot meth signifiant mort.

 

La légende rapporte qu’un soir Rabbi Loew (rabbin kabbaliste) à Prague aurait oublié de mettre son Golem en sommeil comme il le faisait avant chaque shabbath…et alors qu’il chantait les psaumes de ce jour particulier à la synagogue, on vint l’alerter que sa créature folle semait la panique dans la ville…abandonnant la cérémonie, il se précipita bousculant tout sur son passage pour parcourir la ville, à la recherche de ce qui était devenu un monstre…l’ayant rattrapé, il parvint à le neutraliser. Il retourna à la synagogue pour continuer la cérémonie d’entrée du Shabbath.

 

On dit qu’il enterra les restes du Golem dans les combles de la synagogue…Par la suite, un seul rabbin osa se rendre auprès du Golem anéanti, et quand il revint de cette visite particulière, il prononça l’interdiction à quiconque de s’en approcher.

Plusieurs analyses ressortent de cette légende :

-         La volonté d’exalter la puissance du Verbe, mais le danger c’est le risque de ne pouvoir la contrôler…

-         Créer un Golem, c’est vouloir démontrer sa propre capacité à être comme Dieu

-         Une autre version parle de la volonté de créer un Messie destructeur…

 

A mon sens, quelque soit le but, il s’agit de la prétention humaine de vouloir aller au-delà de ses capacités et que de vouloir paraître fini par être destructeur et que seule la maîtrise de soi peut reprendre le dessus.

En conclusion je dirai :

Cesser de "Paraître "pour finir " par "Être "

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 07:37

L’Initiation, est un voyage, un effort constant, une action, un acte de foi, propre à chaque homme. Ce n’est jamais Dieu qui fait le premier pas, c’est l’homme qui décide, et pour cela, il lui faudra travailler, sur lui, étudier, peiner, pour accéder aux symboles, à leur sens caché, évitant de confondre les mots avec des idées.
Trouver son livre, forger ses outils, les mettre en œuvre, sans se disperser, côtoyer, ainsi fugitivement, une ultime Vérité ineffaçable, inaccessible et repartir…….. ;
Et surtout, le faire pour soi même !, sans se prendre pour un élu inspiré, sachant que l’on reste un homme fragile.
Rêver, parce que le rêve nous emmène plus loin que la raison, mais attention, sans jamais se prendre à l’orgueil imbécile, de confondre son rêve avec l’ultime vérité.
Se préparer humblement à une rencontre dont nous ne savons ni le moment ni l’heure, sans oublier de semer dans nos cœur l’amour de l’autre.
L’ésotérisme
est une quête du divin, la notre, celle de la clef individuelle de notre sacré. Clef aux voies multiples, mais d’un seul Homme………
Ce que nous trouvons au terme sans fin de notre enquête sur les traces divines, ne vaut que pour chacun de nous, sinon nous nous instituons en prophète, en être inspiré et cet immense péché d’orgueil, transformerait notre pensée puis notre personne en idole, pour la figer et finalement la tuer…………..
Chacun peut partir s’il le veut à la découverte du caché, et pour cela il lui faut des outils, ce sont ces outils qu’offrent notre société initiatique, ainsi que l’amour et la fraternité pour les moments difficiles, ceux où l’on doute de soi…………et dans cette quête personnelle, il est toujours intéressant de voir l’autre au travail, même si c’est le plus maladroit des apprentis..

Si le symbolisme initiatique est une quête de l’homme ; l’ésotérisme initiatique est une quête du divin,. Ce divin qui est totalement autre que celui enseigné par les théophanies, qui l’ont figé, compris avec des mots d’hommes dans des traductions étroitement liées à la trahison d’une pensée inaccessible au profane pour en faire un instrument du dogme, du fanatisme, outils de notre aliénation.
L’initiation, permet d’aller au-delà, de se délivrer soi-même, elle nous offre la conscience de notre ignorance, de nos faiblesses et la liberté de notre quête.

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 07:21

 

La lettre Zayin a pour valeur 7  :  comme
-les 7 temps de la Création
– Les 7 jours de la semaine 
-  les 7 branches de la Menorah 
- le 7ème jour ou Shabbath.

 

La valeur pleine de Zayin, c’est à dire l’addition des lettres qui composent le vocable, nous obtenons 67 –même valeur que la sephira Binah (analyse - discernement).

 

Le symbolisme de cette lettre reprends justement la notion de Binah, puisqu’elle est lettre de puissance et de discernement. Elle  représente le libre- arbitre accordant le choix de faire ou de ne pas faire.

Zayin force à s’assumer, à se prendre en charge…

Elle symbolise de ce fait aussi le combat intérieur, le choc des oppositions.

 La forme de la lettre rappelle un poignard, arme de poing pour le combat rapproché, rappelant s’il le faut notre combat intérieur…

Certains kabbalistes la comparent à une cléf (de par sa forme) – cléf qui ouvrirait ce qui est stérile…

Ne sommes-nous pas stérile tant que nous n’avons pas ouvert notre être intérieur pour nous combattre nous mêmes…

Zayin est le principe générateur du mouvement de l’être qui a dominé ses oppositions par l’action de sa volonté.

 La lame du poignard tranche…prise de conscience en notre caverne intérieure…le connais toi, toi même de la tradition initiatique…

 La puissance du Zayin se retrouve dans sa valeur 7…Il est dit:" Qayin (Caën) se redressera 7 fois et Lemekh 77 fois…"

 Concernant l"e pardon" Yéoshuah (Jésus) dit : non pas jusqu’à 7 fois, mais 77 fois 7 fois…

La Force du 7 est totalement signifiée de 7 en 7 ou de Zayin en Zayin agissant sur le souffle, l’esprit de l’être (He) en sa maison intérieure (Beith) alors nous obtenons Zayin-He-Beith  -      זהב   Zahav (l’or)

 

L’homme devient or, total lumière…

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 07:11

Né à Jérusalem en 1534 ; Isaac, rabbin et kabbaliste, est considéré comme le penseur le plus profond de la mystique juive et l’un des plus célèbres.
On le nommait "Ari zal hakadosch " ce qui signifie "le Saint Lion
", et  l’identifia comme étant "le Meschia’h ben Yossef " (le messie de Joseph).

Louria est né d’un père askhénase d’Europe Centrale et d’une séfarade. Son père mourut prématurément, alors avec sa mère ils émigrèrent en Egypte où résidait son frère riche fermier négociant (Mordecal FRANCES). Isaac y sera formé par le kabbaliste espagnole – Abi ZIMRA, et de son successeur, Bezalel ASHKENAZI.

A l’âge de 15 ans, il épouse la fille de son oncle…Ils se retirent alors sur une île déserte du Nil.

Là, il se consacre à l’étude du Zohar (livre de la Splendeur) et autres ouvrages kabbalistiques……menant parallèlement une vie d’ascèse, c’est alors qu’il commence à avoir des visions…
A la suite d’un appel intérieur en 1569, il part s’installer à Safed
(Galilée) – rapidement, jouissant d‘une forte réputation de poète mystique, il commence à enseigner la Kabbale et à prêcher dans les synagogues.
Il s’intéresse particulièrement aux idées de
Moïse CORDOVERO,
étudie la kabbale auprès de ce Maître, jusqu’à la mort de celui-ci.
Il est le fondateur de
l’Ecole Kabbalistique de Safed


Isaac LOURIA n’a rien écrit lui-même, ce que l’on connaît de lui fut consigné par ses disciples, mais ils semblaient peu fiables, car souvent contradictoires dans ce qu’ils rapportaient. Le plus crédible serait
Hayyim VITAL
(1543-1620) qui fut son biographe et scribe.
Le Ari admettait volontier une certaine inaptitude à rédiger ses enseignements par écrit :
C’est impossible, parce que toutes choses sont reliées entre elles. Je ne peux guère ouvrir la bouche sans ressentir comme si la mer brisait des digues et déferlait. Alors comment exprimerai-je ce qu’a reçu mon âme, et comment pourrais-je le rédiger dans un livre
. "

Parmi les œuvres du Maître, nous mentionnerons :
Le Sefer Ets Hayyim
……………..le livre de l’Arbre de Vie.
Le Sefer Ha-hézionot……………le livre des visions

Le Sefer Ha-gilgoulim………le livre des transformations

On retiendra trois concepts clefs de sa pensée qui font références chez les kabbalistes : (vaste sujet que nous ne développerons pas ici).

-
Le Tsimtsoum
(retrait-contraction)
-
La Chévirat Ha-kélim (la brisure des vases)

-Le Tiqoun (la réparation)


Isaac LOURIA mourut à Safed au cours de l’été 1572, suite à une épidémie qui frappa la région…Il n’avait alors que 38 ans. Il reste et restera un des plus grands kabbalistes.

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 07:00

Isaac LOURIA mourut à Safed au cours de l’été 1572, suite à une épidémie qui frappa la région…
Il n’avait alors que 38 ans. Il reste et restera un des plus grands kabbalistes.

Le succès de la pensée Lourianique, vient en grande partie, du fait qu’il apportait une réponse aux bouleversements historiques de son époque. Les concepts du "Ari", remplirent une fonction idéologique qui dépassa sa seule visée religieuse.
Son système prend l’homme à partie, en le responsabilisant sur les destinées du monde et la possibilité de sa rédemption. Par nos actes, nous sommes tous engagés dans une aventure messianique.

Dans ce contexte, on ne peut plus attendre le Messie, on doit le créer.
Ces notions sont révolutionnaires, elles bouleversent les idées reçues…la théorie d’un "homme-messie" disparaît. Il n’y a plus un sauveur qui rachète l’humanité par sa simple existence et sa simple souffrance. C’est un "mouvement messianique "collectif qui est attendu avec Louria et non un Messie désigné.
"Il incombe à chaque homme de chercher avec application et de connaître la racine de son âme afin de pouvoir la parfaire et la rétablir dans son état originel qui est l’essence de son être. Plus un homme se perfectionne, plus il se rapproche de son être propre. "
(Rabbi Isaac LOURIA)

La pensée Lourianique consista à rendre à l’homme, le sentiment de sa responsabilité et de sa dignité, en lui faisant prendre conscience que l’Histoire n’est pas une fatalité, que l’homme n’est pas destiné à être malheureux, mais qu’il a en lui, de manière collective et individuelle, les possibilités d’un combat pour le bonheur et les forces de sa liberté

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 08:19

Sixième lettre de l’alphabet…sa valeur est 6 – sa signification, "crochet".

Elle correspond à notre  "et " car elle est conjonction de coordination.

C’est une lettre de liaison…on la retrouve dans le Tétragramme où elle relie les deux Hé…liaison entre la vie d’en haut et la vie d’en bas…

Une autre spécifité de cette lettre, c’est sa capacité à faire changer le temps – du passé au futur ou inversement.

Raison supplémentaire pour qu’elle ait une place privilégiée dans le Tétragramme -  יהוה  (yod-hé-vav-hé)  qui contient les 3 formes du verbe être : passé, présent et futur.

 

היהי         הוה          היה 

Il était         Il est               Il sera

 

Cette lettre symbolise également une complète harmonie intérieure, suite à une transformation et d’une persévérance dans le temps…

Dans l’allégorie de la Création, celle-ci fut réalisée en 6 temps…le premier mot de la Genèse Baereshith  בראשית comporte six lettres et peut se lire Bara shith  "Créa six " ברא שית .

 6 symbolise la distinction et l’union entre le Principe et sa Création.

 On dira également que ce crochet primordial joint l’esprit et la matière – Le ciel et la terre dans le processus des 6 temps de la Création.

 6 – c’est l’étoile à six branches ou sceau de Salomon, symbole du macrocosme.6- c’est le sixième jour de la création, celle de l’homme…précédent le 7ème jour celui du shabbat, du repos où l’homme doit se consacrer au Principe…donc passé au 7…s’il bute à ce moment on dira qu’il reste cloué, accroché dans le 6….il se fige dans la répétition…dans le et…et…et…rappelant le 666…de l’Apocalypse de Jean, il ne peut faire la coordination  ו (vav) pour passer dans la dimension du 7 – il reste dans son animalité (la bête de l’Apocalypse – 666…..) se refusant au jour du Principe et à sa reconnaissance.

 Est-ce à dire qu’il y a dans cette lettre quelque chose de maléfique ?…au contraire, elle mène à accomplir le "et " à faire le lien, nous l’avons vu entre le terrestre et le céleste…l’homme ne peut trouver son harmonie que par ce lien…

 On pourrait évoquer également les 6 jarres des "noces de Cana "destinées aux ablutions de purification………le vin manqua, un certain Yeoshua (Jésus) transforma de l’eau en un vin nouveau, meilleur que celui qui avait été servi auparavant…symboliquement il se faisait 7ème jarre, la purification terrestre traditionnelle par l’eau, allait passer par une purification nous dirons plus céleste que représentait le vin, préfigurant le sang de la rédemption. Il est à noté que seul l’Evangile de Jean (1) rapporte cet épisode en spécifiant que Yeoshua en fit le commencement de ses signes…la signification de ce texte nous apporte un symbole très fort du passage de l’Ancien Pacte à ce que l’on appelle le Nouveau Pacte. (dans le langage courant on dit Ancien et Nouveau Testament).

 

(1) L’Evangile de Jean est à part parmi les 4 retenus dans le canon des Ecritures. Les 3 autres étant qualifiés de synoptiques par leurs formes quasi-identiques et relatant les mêmes faits. Celui de Jean est le plus hébraïsant des Quatre…même s’il fut écrit en grec, son auteur pense en hébreu et en araméen, cela se ressent dans la forme et de plus le récit se répartit autour des fêtes liturgiques juives.

 

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 08:12

Hitbodedouth vient de la racine Boded qui signifie "isolé" .
Dans le cadre du texte ci-dessous, il a donc pour signification : S’isoler pour méditer.


 
Un Roi demanda à son fils :

"Fais monter cet énorme rocher au premier étage du palais ! "

 La pierre était immense. Ni des hommes, ni des chevaux, ni des machines n’auraient réussi à la faire bouger. Le prince était perplexe. Après de vains essais, il se découragea et abandonna. Lorsque le Roi revint et demanda des comptes, le prince honteux, avoua son échec.

        " C’était impossible !… " s’excusa t’il.

        "Crois-tu que je t’aurai demandé l’impossible ? " s’exclama le Roi, " il fallait réfléchir ! T’ai-je demandé de faire monter ce rocher ENTIER ? Si tu avais pris un marteau et si tu avais commencé à frapper ce rocher, tu aurais pu, petit à petit, accomplir ton travail ! "

 

Ce rocher, cette pierre immense et immuable, c’est notre cœur. Notre Roi nous a demandé de l’élever. Nous avons essayé, la tâche semblait au-dessus de nos forces :

Prenons un marteau : Un moment chaque jour pour méditer, réfléchir…

 Le rocher (notre cœur) se brisera peu à peu ; morceau par morceau nous pourrons l’élever.

 Bien sûr, il ne s’agit pas de s’isoler du monde, mais d’être dans le monde de le regarder en face, de regarder l’humain, de se regarder soi-même et dans la solitude d’un chemin initiatique, se découvrir soi et découvrir les autres.

Connais-toi, reconnais l’autre, car c’est à travers le visage de l’autre, que l’Amour, le Partage nous viennent à l’idée…

Se trouver enfin, trouver sa place…se construire, car l’homme est perfectible, c’est le message d’espoir de ce texte, méthode et engagement que doivent être ceux du Franc Maçon qui le conduisent à Être et abandonner le paraître.

 

 

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 07:36

Nous voilà rendu à la lettre ….cinquième lettre de l’alphabet hébreu et de valeur 5.

Après Dalethla porte……Hé, c’est la fenêtre

Fenêtre qui apporte la lumière, mais celle aussi qui s’ouvre vers la vie, celle qui apporte le souffle, d’ailleurs sa prononciation ne nécessite qu’une exhalation d’air.

Elle participe à la construction du Tétragramme יהוה

Nous la trouvons par deux fois dans celui-ci relié par la lettre Vav, celle-ci étant une lettre de liaison (nous le verrons dans la prochaine approche), cette liaison nous indique que ces deux Hé sont inséparables, ils symbolisent la vie d’en haut et la vie d’en bas.

Le souffle du Principe, insufflé dans la narine de l’Adamהא-אדם ha-adam

Dans les Ecritures le premier homme est souvent indiqué comme ci-dessus…l’article  "le " ou "l’ " est construit sur la base de la lettre  …à savoir הא "le-la-les "…accolés au nom du premier homme, manifestent ce souffle primordial indispensable à la vie.

Cette lettre flanquée d’une apostrophe "‘ ה "remplace le mot Ha-shem qui signifie littéralement, "le Nom" et désignant communément "Dieu "

 Un autre exemple אברם Avram après sa rencontre intérieure avec le Principe, devient אברהם  Avraham  là, aussi la lettre vient s’insérer dans le nom, le souffle du Principe vient changer la destinée du personnage…de père élevé, signification d’Avram…il devient père d’une multitude (père des peuples) – signification d’Avraham…

On notera le même phénomène pour son épouse Saraï qui deviendra Sarah שרה avec la lettre Hé qui vient en fin du nom.

La lettre placée à la fin d’un mot en marque la féminité. L’épouse d’Avraham retrouve son rôle féminin celui de donner la vie, n’oublions pas qu’elle était stérile en tant que Saraï…Tous deux reçoivent dans leur nom la lettre Hé souffle de vie qui va leur permettre de procréer et d’avoir une descendance…

 Cette lettre Hé est utilisée aussi dans le sens de "voici "(pour donner)

Elle est aussi un cri de joie spontané…cette exaltation qui se manifeste par un simple souffle "hé ! "

 Sa valeur 5 symbolise les cinq degrés de l’âme (je ne développerai pas ce symbolisme ici, il fera l’objet d’un article..)

5 – symbolise également le Pentateuque (la Torah)

5 – se trouve au centre des unités de 1 à 9…c’est le centre de nos pensées, paroles et actions dans la recherche de l’unité…l’ici et maintenant…

5 – c’est aussi le nombre de l’homme qui s’inscrit parfaitement dans le pentagramme (étoile à cinq branches) – lieu où l’homme peut faire le lien entre le physique et le spirituel par l’intermédiaire de ses cinq sens…
Cette étoile reprise dans le symbolisme maçonnique guide l’homme dans sa démarche initiatique……

 

Si Daleth ד est la porte qui s’ouvre sur le monde matériel de la création…ה est le fenêtre qui s’ ouvre sur le monde spirituel.

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 07:17

 

Jésus !….personnage énigmatique, source de polémiques…de contre verses…de doutes…de questionnement depuis environ 2000 ans…

 Etait-il Fils de Dieu ?……

Etait-il le Messie ?…

Sa Mort et sa Résurrection ?…

 A la première question, la réponse est simple : - Nous le sommes tous !…

 A la deuxième question :  " Etait-il le Messie ? "…

C’est bien une question compliquée et sa réponse encore plus…

Les Ecritures annonçaient un Messie à double visage ou voir deux personnages distincts…- un Messie politique et un Messie religieux….

 Jésus répond t’il à ce critère ?…

 Quand on lui posait la question – " es-tu le Messie ? "sa réponse était : "c’est toi qui le dit… ".

En d’autres circonstances,  sa Parole : "rendez à César ce qui est à César…et à Dieu ce qui est à Dieu… " le soustrait du Messie à double mission politique et religieuse.

 L’analyse des textes en dehors de tous dogmatismes religieux, nous suggère que Jésus est la préfiguration de l’humain, de la société pour qu’adviennent des temps messianiques…Comme disent les Kabbalistes : Le Messie est à construire…

 A la troisième question : Sa Mort et sa Résurrection ???……

 voilà un des épisodes les plus contre versés…a –t’il été vraiment crucifié ?

Avec un peu de Sagesse, on peut dire : " est-ce vraiment si important ? "

 Sa résurrection…épisode quand même particulier !…quel crédit peut-on apporter à une telle affirmation ?….ses différentes apparitions laissent perplexes…

Il apparaît en jardinier, puis en voyageur (sur la route d’Emmaüs), en blessé montrant ses plaies, en homme sur les bords d’un lac venant en aide à des pécheurs…etc…

Dans l’ Evangile de Luc, il est dit : " Puis il leur apparut sous une autre forme.. "!!!…

Ces différentes descriptions font apparaître que physiquement ce n’est pas Jésus que les intéressés rencontrent au départ, mais des gens du commun…et que par un geste ou une parole, ils les identifient à Yeoshuah.

Ce qui pourrait nous interpeller de la façon suivante : reconnaître en l’autre, Jésus !… c’est à dire le geste d’Amour envers les uns et les autres... peu importe qui il est, et son statut social…

 Mort et Résurrection jalonnent tout chemin initiatique…celui de ce rabbinou, n’en était-il pas un ?…

 Le plus important dans cet épisode de " l’histoire "de l’humanité…ce n’est pas les délibérations sur ce qui précède…mais le message délivré par un de ces personnages hors du commun.

 Celui-ci a dit : "Aimez vous les uns les autres…. " une erreur de traduction transforme quelque peu ce message…qui devrait être :

"Aimez vous pour les uns, pour les autres "…

S’ aimer soi-même s’accepter pour prétendre aimer les autres…

 Aimer aussi pour ceux qui n’aiment pas…

 Quel vaste programme, un peu différent du dogme établi !…

 Un message important émerge aussi dans ce qui est rapporté des Paroles de ce personnage, que nous citions au début de cet article :

 Rendez à César, ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu !… "

Préfiguration de la séparation de l’Etat et du Religieux qui interviendra par la loi de 1905…

En quelque sorte ne prônait-il pas la " laïcité " ?……

 

Alors le reste, les querelles…ce ne sont que les dogmes qui en sont l’origine, ayant figé une histoire dans un concept qui ne permet pas de l’actualiser…d’en avoir une autre approche que celle imposée.

C’est ainsi qu’on fait mourir la Tradition et avec elle, c’est l’homme qui se dégrade…

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