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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 11:22

 

Qu’en est-il de cet épisode du récit allégorique de la Création que l’on appelle Péché ou Faute Originel ?…

S’agit-il en fait, d’un péché, d’une faute ou encore d’une chute comme il est dit parfois ?…

Faut-il lire le texte dans sa signification littérale ?…voilà bien des questions auxquelles on peut essayer de répondre…

 La doctrine du péché originel est une approche de la théologie des chrétiens occidentaux, le christianisme oriental l’ignore, tout comme le Judaïsme et l’Islam.

Cette notion fut inventée par Augustin d’Hippone au lVème siècle,  et confirmée par l’Eglise catholique au Concile de Trente en 1546.

 Le texte de la Genèse, ne parle dans aucun verset de péché originel…c’est d’après un verset d’une Epître de Paul que, Augustin d’ Hippone instaure le concept, et le nomme péché originel.

 « C’est pourquoi, comme par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché ». Epit.Rom.5-v.12

 Partant de ce passage, Augustin explique que ce péché se transmet à tous les hommes par hérédité, il en fit le péché de chair jetant ainsi le discrédit sur la sexualité.

 Voilà comment, on fabrique une culpabilité universelle !

 Cela permettra également de donner une autorité morale à la misogynie, en faisant retomber tout le poids de cette situation sur la femme. On verra les Cathares contester le sacrement du mariage sous prétexte que celui-ci donnait une légitimité à l’union charnelle de l’homme et de la femme, union à l’origine du péché du premier couple.

Revenons au texte, le mot hébreu qui a été traduit par péché est H’ata qui s’écrit avec les lettres H’eith-Teith-Aleph il est traduit aussi par faute, mais dans un sens plus large, il a une connotation de but manqué  que l’on retrouve en prenant chacune des lettres qui le composent :

H’eith      ח       c’est la barrière

Teith    ט      le serpent, mais de par sa forme, c’est le serpent qui se  mord la queue symbolisant une évolution, un cycle, d’ailleurs sa valeur 9 confirme cette notion de cycle et le 9 annonce le retour à  l’unité, que nous trouvons dans la 3ème lettre qui suit, le Alpeh.

Aleph    א     qui est l’unité

 H’ata est la barrière à un cycle, une évolution qui mène à l’unité.

 D’après l’allégorie des origines, « l’homme » a été créé mâle et femelle…
La fameuse androgynie primordiale
ces deux pôles de sa nature humaine sont en parfaite harmonie…
jusqu’à la consommation de "l’Arbre de la Connaissance"…

 C’est le pôle féminin qui est interpellée par na’ash (le serpent).
Mais na’ash c’est aussi le devin…
alors ce côté féminin, ne serait-il pas, l’intuition ou une sorte de partie divinatoire de l’humain ?…

Cet arbre de la Connaissance est bon…le féminin en propose au masculin, ils sont encore en harmonie…
et juste après ils découvrent leur nudité, leurs différences…
ils ont la Connaissance, une barrière H’eith (initial de H’ata) se dresse…i
lls ont pleine conscience de leur état et de suite éprouvent le besoin de caché ces deux modèles d’humain…en s’habillant de quelques feuilles…

 

Alors le Principe Créateur va leur remettre des aubes de peau…

-peau en hébreu s’écrit Ayin-Vav-Reish   ע  ו  ר   et sa prononciation à pour homonyme le mot-lumière-qui s’écrit :

 Aleph-Vav-Reish  א ו ר

Symboliquement n’y a t’il pas derrière cette peau (vêtement corporel) une lumière cachée (spiritualité) ?…

 La différence entre ces deux mots –peau et lumière- c’est la lettre initiale :

-peau- commence par la lettre ayin (l’œil) – dans la symbolique de cette lettre il y a une représentation de la personnalité, un passage dans le domaine limité du visible qui montre des apparences qui peuvent être trompeuses. Passage de l’invisible au visible. 

 -lumière- a pour initiale le –aleph- lettre de l’Unité, de l’harmonie.

 Le Paradis symbolisant le centre de la spiritualité, ils doivent le quitter pour faire face à tout ce qui est matériel…
En consommant de l’arbre de la Connaissance, ils ont choisi leur libre arbitre…
iIs doivent retrouver le chemin de la spiritualité en passant par les difficultés matérielles.

 L’homme appela sa femme Eve – Hawwah Heith-Vav-He. ח ו ה 

 Heith, la barrière…..Vav, lettre de changement d’état…
He,la fenêtre et de par sa prononciation est un souffle, le souffle de vie –
placée à la fin d’un mot, elle en indique le féminin.

 Adam, Adamah porte en lui le questionnement mah-en hébreu.

 Alors la féminité sera t’elle une barrière ou une fenêtre, Heith ou He ?…
L’accès à une vraie spiritualité qui est souffle de vie (Hé) passe par l’harmonisation de l’Être intérieur qui est masculin-féminin…
il faut faire sauter la barrière (Heith).

Questionnement pour l’homme depuis la nuit des temps.

 

Alors, péché, faute originelle, chute…ou but manqué ?…

 

(cette analyse n’engage que son auteur…)

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Published by alain - dans kabbale
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