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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 00:57

orelabora.jpgQuand on aborde les alchimistes, il est difficile de faire l’impasse sur ce personnage hors du commun qu’est Bernard LE TREVISAN, comte de la Marche Trévisane, petit comté des états vénitiens. Si quelqu’un fut cherchant et persévérant, c’est bien lui.

Il serait né à Padoue en 1406. Poussé et guidé par son père qu’il l’initie à l’étude des maîtres alchimistes du passé, il commence ses recherches à l’âge de 14 ans. Pendant 6 années, il va suivre les méthodes reçues, mais sans résultat, sinon celui d’y laisser des milliers d’écus, aidé aussi en cela par de faux alchimistes de sa région. Sur les conseils d’un moine, il se mit à travailler avec d’autres méthodes, mais sans succès…Tout cela lui prit une quinzaine année de sa vie, une partie de sa fortune et sans l’ombre d’une avancée vers le Grand Œuvre.

Il rencontra maintes souffleurs de méthodes, de faux traités qui ne le menèrent à aucun résultat.

Persévérant, il va continuer ses recherches, bien des choses seront tentées : sur des coquilles d’œufs, le blanc et le jaune dans du fumier…il tentera cette méthode pendant 8 années. Un théologien lui conseillera de se servir de sulfate placé dans du vinaigre et d’en faire plusieurs distillations…mais toujours pas de Pierre Philosophale…

Toujours pas découragé par toutes ces tentatives infructueuses, il se rend en Allemagne où un prêtre se vantait d’être en possession du secret. Encore une fois, la méthode ne fut couronnée d’aucun résultat. Quelque peu découragé, il cessa ses recherches ; mais pour peu de temps, l’envie de trouver qui le poursuivait depuis son enfance était toujours aussi forte, il voulait absolument trouver un véritable initiateur : Angleterre, Ecosse, Hollande, à nouveau l’Allemagne et puis la France et l’Espagne…Et c’est vers l’Orient, il passe plusieurs années en Perse, en Palestine et en Egypte…pour finir en Grèce où il parcourt les monastères mais en vain…

A l’âge de 62 ans, il se retrouve à Rhodes sans argent, ayant dilapidé sa fortune dans ses pérégrinations. Toujours pas convaincu de cesser ses recherches, il a connaissance qu’un religieux de Rhodes est possesseur de la fameuse Pierre, mais sans argent, il est difficile d’envisager de négocier une quelconque transmission du secret, il trouvera néanmoins un riche marchand proche de sa famille qui lui prêtera 8000 florins. Mais encore une fois le procédé se révèlera aussi performant que les précédents.

Il retourne alors dans son comté complètement ruiné. Sa famille refuse de le recevoir. A l’âge de 80 ans, il décide de reprendre et de réétudier un alchimiste de ses débuts, convaincu de ne l’avoir point compris ; il retourne à Rhodes où il meurt en 1490, âgé de 82 ans. La Tradition dit que c’est là qu’enfin il aurait trouvé cette fameuse Pierre Philosophale et qu’il aurait vécu ses 3 dernières années en possession du Secret…Dans l’un de ses écrits, il a été retrouvé la remarque suivante, remarque très philosophique : « l’homme doit savoir se contenter de ce qu’il a… ».

Il a rédigé quelques ouvrages alchimiques : Le Traité de la philosophie naturelle des métaux et La Parole délaissée. Ces textes ne prouvent en rien qu’il avait découvert le Grand Secret Hermétique, mais sûrement acquit une certaine théorie de plus de 60 années de recherches obstinées…

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Published by alain - dans spiritualité
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